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Organe
Fiction
Absurd
calendar Veröffentlicht am 30, Juni, 2026
calendar Aktualisiert am 30, Juni, 2026
time 4 min
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Organe

Organe

  1. Il paraît que j’en suis un.
  2. Selon votre dossier, oui ! Vous ne le saviez pas ?
  3. Non, je viens d’arriver ici et je ne savais même pas que ça existait. On m’a dit que ça se voyait pourtant.
  4. Oui, en effet, ça se voit !
  5. Bon. Et comment ça marche alors ? Je peux les faire revenir tous les trois ?
  6. En théorie oui. C’est vous qui les avez tués ?
  7. Non, c’est mon fils mais il n’a pas fait exprès, il n’a que six ans.

Le sol. L’éclairage. Les murs. Tout était blanc, propre et aseptisé. Même elle. Cette… cette quoi d’ailleurs ? Docteure ? Ici, ça ressemble davantage à une sorte de pharmacie comme il les connaît. Un mur du fond rempli de petites boîtes qui semblent être des médicaments, un comptoir d’officine et la blouse d’usage.

Donc, cette pharmacienne, lui expliquait des choses qu’il ne comprenait pas bien. Mais ce qu’il avait compris, c’est que s’il ne faisait pas renaître les trois personnes que son fils avait tuées, ça finirait mal pour lui.

  1. Pourquoi vous voulez les faire revenir ?
  2. Parce que je ne veux pas que mon fils ait de problèmes. Et parmi les trois, il y en a une que j’aime.
  3. Ah !
  4. C’est douloureux ?
  5. Oui. Et je ne vais pas vous mentir : par là où ça va sortir, ce n’est pas agréable.
  6. Ah… d’accord.
  7. Je vais vous donner une pilule par personne à faire renaitre, avec le code génétique de chacun. Ensuite, votre corps fera le reste. Dans quelques heures, vous allez les expulser. Ils reprendront leur forme définitive au bout de quelques minutes.

Il resta un peu perplexe, ça semblait si simple.

  1. Allo ?

La pharmacienne décrocha dès la première sonnerie du téléphone posé sur le comptoir.

  1. Oui, j’en ai un devant moi justement. Oui, bien sûr. Vous êtes devant ? Oui, on arrive. Venez avec moi dit-elle en le prenant par le bras.

Ils sortirent tous les deux de l’officine, d’un pas rapide, et se dirigèrent vers une ambulance, toutes lumières hurlantes, arrêtée à quelques dizaines de mètres.

En approchant, il voit deux visages exaltés collés à la vitre de l’ambulance. Il était déconcerté. Qu’est-ce qu’on lui veut ?

La porte latérale s’ouvrit. Une personne - un médecin sûrement - le fit monter rapidement.

La pharmacienne s’approche d’un jeune homme recroquevillé sur lui-même. À l’aura qui l’entourait, il semblait souffrir le martyre. Elle tourna un visage inquiet vers lui.

  1. Il faut que vous regardiez ça. Je vous préviens c’est moche.

Il se pencha sur le blessé. Elle releva un drap ensanglanté. La main du jeune homme était totalement décharnée. La peau, les muscles, la chair… il n’y avait plus rien. Les os étaient à nu. Il se retourna, ouvrit la petite fenêtre de la porte latérale et vomit tout ce qu’il avait. Une sorte de liquide blanc translucide.

  1. Vous pouvez l’aider, mais il faut faire très vite, dit la pharmacienne avec insistance. Il faut que vous lui donniez votre main.
  2. Quoi ? Non !
  3. Ce n’est pas grave pour vous, elle repoussera !
  4. Mais…
  5. Et vous ne sentirez rien.
  6. Hein ?!


--


  1. Ah, ok…
  2. Ouais, les rêves, c’est toujours un peu le bordel !


Fin


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