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Chapitre 3 – La forêt
Fiction
Erotica
calendar Pubblicato 3 apr 2026
calendar Aggiornato 3 apr 2026
time 30 min

Chapitre 3 – La forêt

Liana et Mirthe sortirent du village d’un bon pas. Elles croisèrent plusieurs sentinelles dans les environs du village qui surveillaient les plantations d’épices. Certaines étaient tellement bien camouflées qu’elles ne les virent que parce qu’elles les saluèrent quand elles étaient toutes proches, ce qui faisait sursauter les jeunes femmes. Elles aussi faisaient des rondes et des gardes de la même façon et c’était un petit jeu que de trouver les meilleures cachettes pour surprendre leurs amies. Elles avaient été instruites de la direction à prendre et il fallait marcher environ une heure à travers bois pour arriver dans la clairière des hommes champignons.

Elles parlèrent de tout et de rien et plaisantaient toutes les deux mais n’évoquèrent pas ce qui les attendait là-bas, certainement parce qu’elles ne savaient pas trop ce qu’elles allaient découvrir en réalité. Les récits de leurs amies étaient parfois si incongrus qu’elles doutaient de leur véracité et le mieux était certainement de découvrir cela par soi-même. Au bout d’un moment, la forêt se fit plus dense et elles durent ralentir l’allure pour passer entre des futaies. Leur route était parsemée de petits signes faits à base de glands, accrochés dans les arbres comme des guirlandes. Leur chemin était tracé et elles le suivaient sans se poser de question. Cette coutume remontait à plusieurs centaines d’années et était ancrée dans l’esprit des Molwins depuis des générations. Qui avait décidé qu’un jour les hommes et les femmes devaient vivre séparément ? Est-ce qu’il fut un temps où ils vivaient ensemble en harmonie ? Cette décision de ne pas vivre ensemble provenait-elle des femmes ou bien des hommes ? Tant de questions qui taraudaient l’esprit de Liana et pour lesquelles elle n’avait pas de réponse. Elle avait entendu des bribes d’histoires, certains soirs au coin des feux, comme quoi les femmes avaient dû, il y avait longtemps, combattre les hommes pour récupérer leur indépendance.


***


Les hommes avaient été mis au courant que des Pawadis allaient devenir femmes aujourd’hui et s’étaient donc préparés en conséquence. Ils avaient dépêché cinq jeunes hommes pour que les Pawadis aient le choix et qu’on ne puisse pas leur reprocher d’arranger les choses selon leur souhait. Leur chef, Mistral, avait failli perdre la tête une fois où il n’avait proposé qu’un seul jeune homme par femme. Celles-ci s’étaient presque battues pour utiliser le même et le village avait envoyé un avertissement si sévère que depuis il s’était toujours débrouillé pour avoir du choix afin de contenter ces dames. La préparation des jeunes hommes était elle aussi ritualisée et nécessitait plusieurs choses. Ceux qui étaient choisis devaient être volontaires et prêts à donner du plaisir, le manque de consentement étant intimement lié à la mauvaise qualité d’une expérience sexuelle. Aussi, ils devaient s’être lavés le matin même avec des fleurs saponaires et aucun homme avec des maladies n’était toléré, bien évidemment. Les jeunes hommes devaient avoir une toison soignée, taillée pour des questions d’hygiène là encore. Mistral avait reçu ces règles simples de son père, qui les avait reçues de son père lui aussi, et ce depuis des générations. Finalement, ces consignes n’étaient pas vraiment des contraintes en soi, car les Firmans avaient pris l’habitude depuis fort longtemps de prendre soin de leur personne. Les jeunes hommes étaient partis depuis un moment pour être sûrs d’être prêts quand les Pawadis arriveraient.


***


Thomla s’était enfoui sous les feuilles, sur le dos, comme il était de coutume pour les hommes champignons qui attendaient les jeunes femmes. Niclos, son ami d’enfance était enfoui à quelques pas de lui, si bien qu’il pouvait l’entendre chuchoter.

— Tu te souviens Thomla, de la fois où cette jeune femme si laide est venue prendre son plaisir sur toi ? J’ai vraiment eu de la chance que ce ne soit pas tombé sur moi !

— Je me souviens encore de son visage pâle, de ses dents qui sortaient de sa bouche et de son regard sans expression… Enfin son corps n’était pas vilain, ses fesses et ses seins étaient plutôt harmonieux quoique maigrichons et je me rappelle des petits mouvements quand elle me chevauchait.

— Imagine si elle t’avait pris dans sa bouche, elle t’aurait peut-être coupé la queue !

— Je préfère ne pas y penser, vu les dents qu’elle avait. C’est quand même étrange d’être tombé sur une fille comme ça. Normalement les femmes utilisent le Gingelys depuis leur naissance, elle aurait dû être belle à en crever.

— J’ai entendu dire que certaines mères refusent que leurs filles prennent cette épice. Elles pensent que c’est une drogue et elles ont peut-être raison. J’en ai goûté une seule fois, en petite quantité et ça a eu un effet incroyable ! dit Niclos.

— Je me souviens, tu as bandé pendant toute une journée et tu as même voulu attraper le cul du poissonnier ! rigola Thomla. On a dû t’attacher le temps que tu te calmes !

— Je préfère ne plus penser à cette journée, rétorqua son ami, honteux. J’espère en tout cas que ce seront des jolies filles qui viendront aujourd’hui !

Thomla n’avait participé qu’à très peu de cérémonies, peut-être deux ou trois et il n’avait finalement eu de rapports qu’avec cette fille qui n’était pas vraiment gâtée par la vie. Il en gardait néanmoins un bon souvenir et s’en servait pour ses plaisirs nocturnes, seul dans sa hutte. Comme Mistral s’assurait d’avoir toujours plus de jeunes hommes à disposition que de jeunes filles, ils n’étaient pas toujours choisis sauf si une jeune femme avait beaucoup d’appétit pour goûter un peu à tout le monde…

Thomla, qui se sentait malgré tout un peu piqué au vif par la remarque de son ami, lança :

— Enfin moi je n’ai pas dû subir les assauts de cette vieille femme la dernière fois !

— C’était de la triche ! Elle n’aurait jamais dû venir pour cette cérémonie dans les bois ! Seules les jeunes femmes doivent venir. Hors cérémonie, elles doivent venir chercher un homme dans le village et il faut qu’il soit quand même d’accord.

— N’empêche que tu n’as pas vraiment protesté je me souviens. Elle avait quel goût ? Celui d’un fruit gâté ?

— Arrête de dire n’importe quoi ! J’ai fait ça parce qu’on n’a pas vraiment le choix au final.

— Enfin tu as quand même dû y prendre un peu de plaisir vu comment ta queue était levée… En même temps, elle semblait connaître son affaire. Tu me diras avec toutes ces années d’expérience…

— Rahh ! Heureusement qu’on a une mission sinon je viendrai bien t’en coller une tout de suite !

— Chut ! chuchota Thomla, quelqu’un arrive !

Les deux garçons firent donc silence et effectivement des bruits de pas dans les feuilles se rapprochaient.


***


Liana pensait qu’elles s’étaient perdues. Cela faisait un petit moment qu’elles n’avaient pas vu de glands accrochés aux arbres. Mais après plusieurs détours, elles étaient arrivées dans une clairière qui ressemblait à la description que les autres Molwins leur avaient faite. C’était une petite clairière décorée avec des glands plus gros que les autres. C’était très sobre mais suffisant pour se repérer. Ce qui attira le regard des jeunes femmes était cinq formes vaguement humaines grossièrement camouflées sous des feuilles mortes. Les corps étaient allongés sur le dos, jambes légèrement écartées et formaient un cercle au centre duquel était dressée une colonne de pierre représentant une forme que les deux amies n’avaient jamais vue. Elle devait faire environ un mètre de hauteur. Le socle était circulaire et s’élevait pour se terminer par une sorte de dôme dont le diamètre était un peu plus fort que la base. Une autre chose qui suscita l’attention des jeunes femmes était que les humains cachés n’avaient pas de feuilles qui dissimulaient leur sexe, à la jonction de leurs jambes. Un appendice dépassait de là où elles avaient leur vulve et le spectacle était inédit. Certains sexes étaient mous et posés sur le bas ventre de leur propriétaire, mais un ou deux étaient dressés vers le ciel et Liana comprit :

— Mirthe, regarde ! Je crois que la colonne de pierre représente le sexe des hommes !

— Ah oui je comprends maintenant ce que m’avait raconté Manti sur la forme des sexes des hommes. Je n’y avais pas vraiment cru au début.

— Oui, je crois que je comprends aussi pourquoi on parle d’hommes champignons désormais ! Leur sexe dressé pourrait faire penser à des champignons qu’on viendrait cueillir dans la forêt. C’est ridicule tu ne trouves pas ?

Les deux jeunes femmes étaient dans un état de découverte totale, l’excitation n’était pas encore là, elles s’interrogeaient sur la portée de ce qu’elles venaient d’apprendre. L’incongruité de la situation les fit pouffer de rire. Prudemment, Mirthe s’approcha du cercle et se baissa près d’un homme dont la verge était mollement posée sur son bas ventre mais semblait plus longue que les autres. Elle entreprit de poser sa main dessus pour toucher cet appendice qui l’intriguait.

C’était doux et délicat, la peau était très fine et semblait fragile. L’homme champignon respira un peu plus fort à ce contact et Mirthe se dit que sa démarche devait certainement être la bonne. Tel un animal, elle approcha son visage et son nez du sexe. Elle commença à le humer. L’homme sentait les fleurs et son membre avait une senteur particulière, pas du tout repoussante, au contraire, mais une odeur qu’elle n’avait jamais expérimentée et qui lui plaisait particulièrement. Liana regardait la scène avec intérêt, un peu intimidée par ce cérémonial. Elles avaient tout leur temps non ? Pourquoi se presser ?

Mirthe prenait connaissance du sexe du jeune homme et comme elle le touchait, celui-ci commença à grandir pour son plus grand étonnement et ravissement. C’était un peu magique et cela lui rappela la façon dont sa poitrine se tendait quand elle ressentait de l’excitation. La verge tenait maintenant bien dans sa main et même si elle n’avait pas d’expérience, elle comprit que l’objet était déjà d’une belle taille. Elle eut envie de l’embrasser et se laissa aller à ses instincts. Elle commença alors à approcher sa bouche effleura des lèvres cette chose nouvelle et fascinante. Elle les fit courir le long de la hampe et arriva sur son gland, encore caché par la peau du prépuce. Elle déposa un baiser dessus, prit la queue dans une main et commença à faire un léger mouvement de va-et-vient.

À sa surprise, la peau qui dissimulait le gland glissa et le libéra. Le jeune homme poussa un soupir mais ne fit aucun autre mouvement. C’était la règle dont on leur avait parlé : les hommes ne devaient pas prendre d’initiative et ne devaient surtout pas faire de bruit, pour laisser aux femmes toute latitude dans leur plaisir. Liana observait la scène et commençait à ressentir une chaleur dans son bas ventre.

Elle décida de s’approcher d’un homme champignon. Elle en choisit un, un peu au hasard, mais qui avait déjà une queue bien tendue et qui lui plaisait bien. Elle s’agenouilla et posa sa main autour du sexe relevé. Il était chaud et dur. Elle prit exemple sur Mirthe et commença à le caresser. Pareillement à l’autre verge, le gland émergea, gonflé, rose. Liana sentit qu’elle commençait à être très excitée et en profita pour se caresser de son autre main. Son homme commençait à respirer plus fort et elle aussi.

Elle le branlait doucement, en cadence avec ses caresses sur son sexe qui était de plus en plus mouillé. L’homme poussa bientôt un petit gémissement qu’il tut tout de suite, de peur de s’écarter des règles. Ce bruit excita vivement Liana et elle se demanda alors pourquoi il s’imposait un tel contrôle ? Il lui avait fait beaucoup d’effet, pourquoi empêcher son partenaire de lui montrer son plaisir ? Les règles imposées par les Molwins lui semblaient inadaptées pour ressentir toute la palette de sensations qu’ils expérimentaient ensemble. Elle approcha son visage de la tête de l’homme et retira les feuilles qui la dissimulaient.

Elle découvrit un beau jeune homme, au visage fin, d’à peu près son âge, qui souriait. Elle rougit un peu et se sentit presque intimidée par ce regard plein de candeur et de franchise. Elle n’était plus en train d’utiliser un objet, elle s’occupait de quelqu’un, d’une personne avec des pensées, des réflexions, des jugements sur ce qu’il voyait et ressentait. Il semblait cependant content de ce qu’il voyait et après un petit moment de gêne et d’appréhension, Liana décida de continuer à le caresser, en plantant son regard dans le sien. Cela déclencha presque immédiatement une vague de plaisir dans son corps et elle s’activa de plus belle. Son homme champignon émettait de petits gémissements qui étaient complètement au-delà des règles qu’il devait observer. Liana s’en fichait.

Elle était toute connectée à son partenaire et à son plaisir. Elle tourna néanmoins la tête pour regarder Mirthe et vit que celle-ci était passée à la vitesse supérieure. Elle avait maintenant la queue de son homme champignon dans la bouche et poussait de petits gémissements à chaque mouvement. Elle engloutissait son gland avec appétit.

Les autres hommes champignons qui étaient allongés et n’avaient pas de compagne n’étaient plus tout à fait calmes eux non plus. Leurs sexes étaient bien tendus et Liana put voir une pluralité de formes et d’aspects. Pendant tout ce temps, elle continuait de masturber son homme champignon, mais de façon un peu machinale.

Elle revint à sa tâche et descendit son visage sur le sexe dressé. Elle mit le gland dans sa bouche et continua à le branler doucement. Son goût était délicieux, suave, légèrement musqué. L’accélération de la respiration de son compagnon ainsi que les bruits qu’il faisait lui indiquaient que cela était agréable pour tous les deux.

Elle en voulait plus, elle voulait qu’il goûte son nectar du plaisir qui était abondant. Elle se mit à califourchon sur lui, tête bêche pour continuer à le prendre dans sa bouche et écarta les jambes de part et d’autre du visage de son amant pour venir lui présenter son intimité. Celui-ci comprit tout de suite ce qu’elle voulait et sortit une langue chaude et douce. Il lapa tout d’abord la cyprine qui coulait d’elle et vint ensuite glisser sa langue entre ses lèvres offertes. Le plaisir prodigué était très agréable et elle sentait qu’elle pourrait bientôt jouir, mais il lui fallait une stimulation plus forte.

— Attrape mes fesses, continue… lui intima-t-elle, surprise par son audace.

L’homme obéit. Il imprimait des mouvements vers son visage si bien que Liana commença à s’écraser de plus en plus sur sa bouche.

La queue était sortie de sa bouche et Liana avait la tête posée sur le bas ventre de l’homme tout en continuant à le masturber mollement. Sentant son orgasme arriver, Liana s’écrasa fermement sur la bouche de son amant et jouit d’un coup qui lui coupa les jambes. Jamais elle n’avait ressenti une telle décharge de plaisir, ni toute seule, ni lors de son expérience avec Mirthe. L’homme champignon gémit, mais différemment. Était-ce de la douleur ? Liana se releva légèrement et vit un peu de sang entre les lèvres du jeune homme. Elle remarqua que ses pressions lui avaient fendu une lèvre contre ses dents. Son compagnon ne semblait pas courroucé, il arborait un sourire simple.

Liana se retourna et l’embrassa à pleine bouche, sentit l’odeur de son sexe sur son visage ainsi que le goût métallique caractéristique du sang. Bien que terrassée par son orgasme, elle avait encore quelque appétit mais avait besoin de quelques minutes pour se remettre.

Elle se blottit contre l’homme champignon et malgré les règles, celui-ci mit un bras autour d’elle sans qu’elle ne l’ait demandé. La sensation était si douce et si délicate qu’elle n’aurait pas pu penser à le remettre à sa place. Elle profitait de l’instant présent, très simplement.


***


Cette douce quiétude était cependant troublée par Mirthe qui était en train de chevaucher son homme champignon juste à côté. Liana ne voyait pas tout, son amie n’était pas positionnée selon le bon angle, mais elle entendait ses fesses claquer sur les cuisses de l’homme à chaque mouvement. Mirthe n’était pas discrète du tout, elle criait son plaisir et semblait jouir en continu. Soudain, elle vit que les cuisses de l’homme s’étaient mises à trembler légèrement et bien malgré lui, il poussa un râle de plaisir. Il venait de jouir sans aucun doute. Elle n’avait jamais vu ni entendu un homme éjaculer mais cela ne pouvait pas être autre chose.

Mirthe ralentit. Elle se releva et remarqua que le sexe si grand tout à l’heure devenait mou et diminuait en taille.

— Alors, on est déjà fatigué ? lança Mirthe à son compagnon.

Ce dernier ne dit rien, n’ayant pas été autorisé à parler. Mirthe voulut redonner de l’énergie à son étalon mais rien à faire, son homme champignon était fatigué et ne servirait plus à grand-chose dans l’immédiat.

— Merci, c’était fort agréable, même si j’aurais aimé en avoir un peu plus !

Il semblait que Mirthe avait encore de l’appétit et elle commença alors à regarder les autres queues dressées avec un petit sourire coquin. Liana se sentait moins engourdie et commença à caresser d’un air nonchalant le sexe de son compagnon. Lui aussi était devenu un peu mou, et elle s’activa à le branler doucement pour lui redonner de sa superbe. La queue redevint dure presque immédiatement, ce qui surprit un peu Liana et elle vint s’asseoir dessus presque instinctivement, comme Mirthe l’avait fait tout l’heure.

Elle prit quelques instants pour s’habituer à cette nouvelle sensation et descendit entièrement pour l’enfoncer au fond d’elle. Cela lui décrocha un petit cri. L’homme champignon la dévorait littéralement des yeux, et parcourait son corps de ses mains. C’était complètement indécent et pourtant tellement agréable. Elle ne dit rien et le laissa continuer à explorer sa peau. Elle démarra des petits mouvements du bassin. Liana accéléra la cadence et se mit à gémir. Les frottements délicats au fond d’elle déclenchaient des ondes de plaisir si particulières, qu’elle les ressentait jusqu’en bas de ses jambes.

Sans qu’elle puisse l’anticiper, elle jouit de nouveau dans un cri, un orgasme bref, rapide et intense, qui la laissa pantelante. Malgré tout, elle sentit que son amant allait bientôt jouir et elle sortit la queue de son corps et la glissa dans sa bouche, tout en le branlant rapidement. Elle voulait absolument goûter ce liquide qu’elle ne connaissait pas. L’homme champignon faisait de petits mouvements de bassin et se mit à gémir. Elle sentit le liquide se déverser dans sa bouche. C’était chaud, salé, légèrement âpre mais d’une saveur délicate.

Elle se retourna pour regarder le jeune homme avec qui elle avait partagé son intimité. Dès que leurs regards se croisèrent, elle sentit comme une boule au ventre, déstabilisante et délicieuse.

— Ne le répète pas, mais je m’appelle Liana, dit-elle d’une petite voix tout en caressant le torse fin et musclé de son amant.

— Moi c’est Thomla, répondit celui-ci de manière égale, en la gratifiant d’un nouveau sourire.

Liana n’avait normalement pas le droit de parler avec les hommes champignons. Elle se releva, remit en place ses vêtements et se dirigea vers Mirthe, qui semblait inerte sur le corps de son deuxième homme champignon qui peinait un peu à respirer, mais essayait de n’en rien montrer.

— Il faut rentrer Mirthe, je crois qu’on a trouvé ce que nous étions venues chercher, dit Liana d’un ton enjoué.

— Oh oui c’est sûr, et même plus encore ! répartit son amie.

Mirthe se leva, remit elle aussi en place ses vêtements et elles quittèrent la clairière sans rien dire de plus.

Thomla se releva, encore dans ses pensées sur ce qui s’était passé et regarda Niclos son ami, qui était assis dans les feuilles.

— Franchement j’ai pas de chance ! dit celui-ci. Je pensais qu’une de ces filles viendrait sur moi. Elles avaient l’air de savoir quoi faire de leur corps !

— Comme tu dis, répondit Sirclam, l’homme champignon à l’énorme sexe que Mirthe avait choisi en premier. J’en ai vu des jeunes femmes sur moi mais celle-là c’était quelque chose !

— A priori elle t’a épuisé, elle semblait un peu déçue par ta performance…

— Arrête tes bêtises Niclos, vu comment elle bougeait sur moi, comment elle m’avait pris dans sa bouche auparavant, personne n’aurait tenu mieux que je ne l’ai fait.

— Arrêtez de vous chamailler, ajouta Thomla, un sourire béat aux lèvres, c’était bien.

— Oui alors toi fais très attention, lança Niclos, parler avec une Pawadi est très dangereux. Si elle rapporte ça dans son village, tu pourrais être torturé ou pire, te faire tuer !

— Elle n’aura pas besoin de rapporter quoi que ce soit au village, cher Thomla…


***


La voix était venue d’un buisson, assez proche du cercle où les jeunes hommes étaient. Il y eut des bruissements et une femme apparut devant eux. Elle était belle, entre deux âges. Ses cheveux étaient longs, d’un noir de jais. Hormis son regard sévère, elle était très séduisante et avait beaucoup de présence et de prestance. À sa vue, les jeunes hommes s’agenouillèrent et regardèrent le sol, en totale soumission. Ils ne disaient rien et attendaient la suite.

La femme se rapprocha d’eux et commença à les détailler l’un après l’autre. Finalement elle s’arrêta devant Thomla. Celui-ci avait la tête baissée, mais voyait les bottines de la femme devant lui. Il remarqua qu’elle portait à la ceinture une dague de chasse avec un manche en corne de belle qualité et se dit que ce devait être quelqu’un d’important dans la communauté des Molwins.

Semblant se délecter de la situation, elle tourna autour de Thomla comme un prédateur, sans bruit, sans même faire bruisser les feuilles avec ses pieds. Au bout d’un moment, elle commença enfin à parler.

— J’ai observé tout ce qui s’est passé ici. Sirclam, tu es un homme champignon particulièrement bien doté par la nature et tu sais où est ta place. Tu as parfaitement joué ton rôle avec Mirthe, je ne manquerai pas d’en parler avec Mistral quand j’irai le voir. Relève-toi !

Sirclam obéit instantanément et se mit debout, tout en continuant à regarder le sol. La femme se rapprocha de lui et regarda son membre de belle taille. En tant que cheffe des Molwins et avec l’autorité qu’elle avait sur les hommes, elle devait montrer sa domination sur eux, toujours et à chaque instant. Elle prit le sexe chaud de Sirclam dans sa main, qui commençait à durcir de nouveau. Elle n’avait pas particulièrement envie de faire cela, mais c’était une façon d’asseoir son autorité en indiquant à ces jeunes hommes que leurs corps lui appartenaient et qu’elle pouvait en faire ce qu’elle voulait.

Au bout de quelques instants, elle lâcha le sexe de Sirclam et se rapprocha de Thomla :

— Toi par contre, tu as été un vilain garçon. Tes gémissements, tes prises d’initiative sont au-delà de toutes nos règles ! Te rends-tu compte de ce que tu as fait ? Liana est un être sensible, elle semble avoir apprécié ta compagnie, mais les règles sont les règles, je vais devoir en référer au conseil de notre village.

À ces mots, le cœur de Thomla sembla tomber dans son bas ventre. Qu’avait-il fait ? Pourquoi s’était-il laissé emporter par ses sentiments et ses émotions ainsi ? Cela allait lui coûter très cher. Il avait déjà eu vent d’histoires similaires. Souvent, les hommes partaient dans le village des Molwins et on ne les revoyait jamais. Que pouvait-il se passer là-bas ? Devenaient-ils des esclaves ? N’en étaient-ils pas déjà d’une certaine manière ? Étaient-ils mis à mort ? Personne ne le savait et il ne voulait pas le savoir.

La femme attendit quelques instants que ses mots fassent bien leur effet et déclara enfin :

— Vous pouvez disposer. Et oui, vous direz à Mistral que Diarté, la cheffe des Molwins était là et a tout vu.

Sur ces dernières paroles, elle disparut. Les jeunes hommes restèrent un moment prostrés, plus personne ne parlait ni ne plaisantait.

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