Saison 1 Épisode 9 : Émancipation et blocages
Assise à un bureau, je ne suis pas handicapée ; je pars à armes (presque) égales.
Les contraintes physiques ont réduit mes choix. On me refusa même de candidater au concours de professeur des écoles : « Pour découper et pour le sport. » Les déplacements lointains étaient à éviter (exit le journalisme, le monde de l’édition et tout ce qui aurait nécessité Paris). Je gardais (et garde encore) une crainte de m’éloigner de mes proches, de celles et ceux qui peuvent répondre présents en cas de petite galère. Un reste de peurs d’enfant. Un blocage.
Les études d’Histoire et les premières années de travail ont été un vecteur d’émancipation. Un affranchissement
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Commento (4)
Pascaln 1 mese fa
Je n'ai plus de mots à la hauteur pour un commentaire... à part songeur, et admiratif.
Merci Line pour ce 9ème épisode ❣️🙏
Harold Cath 1 mese fa
Je n’avais pas encore eu l’occasion de venir te confirmer ce que E.C. Wallas a si bien exprimé dans son commentaire de l’épisode 8.
Nous te lisons, et semblons seuls à te lire.
Je le vis comme un échange épistolaire et que tes confidences ne s’expriment qu’entre nous deux.
J’ai travaillé durant seize ans dans un centre d’accueil pour personnes handicapées tant mentales que physiques. J’ai certainement un regard différent sur le handicap.
Et pourtant, tu fais preuve d’une force impressionnante à pouvoir libérer ce vécu si particulier sans animosité ni amertume, avec tant de recul et à la fois tant d’intimisme.
Merci pour ces textes qui se lisent si aisément, paisiblement, l’impression de glisser sur la surface calme d’un lac apaisant.
Line Marsan 1 mese fa
Je pense que ton expérience te donne un regard très riche et nuancé. Pour ma part, comme tu as dû le constater, j'ai eu tendance à vivre au milieu des valides. Si je devais mener un combat bénévole pendant ma retraite, il tournerait en tous cas autour du handicap ( sport et handicap, accessibilité, sexualité et handicap) . Cela me travaille.
E C Wallas 1 mese fa
La tendance est souvent de presque toujours choisir la compassion face à ce genre de situation, face à des personnes en situation de handicap.
J’ai côtoyé une personne en situation de handicap pendant des années durant mes études et grâce à lui j’ai appris que la compassion est souvent mal placée, et qu’il est parfois plus salvateur pour ces personnes qui ont des troubles d’être traitées… « normalement ».
Ça a été une leçon de vie, et sans aller jusqu’à dire que je pousserai tout autant une personne en fauteuil roulante dans une piscine au même titre qu’un bipède debout, je sais que mon regard ne pèse plus sur eux la plupart du temps, et rien que pour ça je lui en suis grandement reconnaissant.
Sans aucune arrière pensée évidemment dans l’usage de mes mots.
Line Marsan 1 mese fa
La "compassion", j'aurai l'occasion d'en reparler. Ton commentaire me donne envie de mettre dès l'épisode 10 un condensé provocateur de ma psychologie de personne handicapée. Un épisode auquel je pensais de toute façon, mais tu pourras le lire comme un écho à ton commentaire.