Spontanément vôtre #1
Spontanément vôtre #1
À travers « Spontanément vôtre », j’ai l’idée de partager librement mes pensées sans relecture ni réorganisation, comme elles me viennent, à intervalle irrégulière.
Je ne cherche ni l’agréable ni la logique. Juste à vous permettre de rentrer périodiquement dans ma tête. À partager mes pensées ordinaires, loin de mon fantastique.
Point de corbeau, point de mystère.
Mais des sauts du coq à l’âne.
Juste parce que j’en ai envie, tout simplement.
~
Qui l’eut cru, écrire sur un réseau social demande une certaine discipline, mais également une forme de rétention auto infligée. Ou du moins c’est ce que je m’inflige.
Avant de me lancer ici, je me suis renseigné sur comment faire, ce qu’impliquait d’écrire pour d’autres, alors j’ai anticipé, je me suis préparé, et j’ai écrit plusieurs nouvelles avant de démarrer mon aventure.
Assez pour pouvoir mettre en arrêt l’écriture 5/6 semaines en cas de besoin tout en continuant à satisfaire mon contrat avec la maison d’édition que vous êtes.
Mais la réalité est toute autre.
Du moins ma réalité.
Celui que j’étais quand j’ai écrit mon petit recueil n’est plus, ou du moins il a évolué, et je découvre chaque jour une autre forme d’écriture, d’autres envies, d’autres exigences.
D’autres façons de lire mes propres textes.
À cela s’ajoute les défis ô combien stimulants #PanodysseySpark.
Un moyen de m’inspirer autrement, tout en essayant de donner de la visibilité à Panodyssey, et, soyons honnêtes, de vous surprendre un peu en osant expérimenter sous couvert de « Ça m’a inspiré, je suis sorti de ma ligne éditoriale, j’ai essayé ! ».
Même si pour le moment je reste toujours un peu sur mon même petit chemin pavé, mais j’y travaille.
Sur mon calendrier, aujourd’hui ça nous donne :
- Dimanche / Lundi : la publication du texte #PanodysseySpark
- Mercredi : la publication de ce que j’ai écrit et garde en réserve
- Vendredi/Samedi : écriture du texte #PanodysseySpark (bon ce dernier point va changer vu que la consigne tombera désormais lundi, à voir à quel point ça chamboulera mon rythme !)
Sauf qu’entre temps, malgré les 36 livres que je me suis juré d’écrire en parallèle, les jours restants (mais parfois également les précités), et bien je continue d’écrire d’autres petites histoires, des nouvelles sous de nouvelles inspirations.
Instant « petite révélation », je suis même deux sur Panodyssey, mais je pense que je vais devoir redevenir un, et lentement déposer une de mes plumes pour m’efforcer de garder une cohérence. Tout en la gardant quand même, au cas où.
Et j’ai, en dehors, aussi des obligations. Le genre d’obligations qui vous rendent heureux, mais des obligations quand même. Qui prennent du temps. Qu’on ne regrette pas le moins du monde. Mais qui prennent du temps quand même.
Tout ça cumulé, ça me donne envie de bouleverser cette petite organisation: j’ai envie de partager mes nouveaux textes dès qu’ils commencent à respirer, car je pense que nous ne sommes jamais autant motivés que lorsque nous terminons une œuvre, mais en même temps, j’ai mon rythme de publication tout tracé que je me dois, sans aucune réelle obligation, de tenir.
Je pourrais les larguer spontanément après écriture, mais est-ce judicieux d’inonder le site avec une abondance d’écrits qui pourraient lasser, d’un rythme dépendant de ma productivité ?
Et que se passerait-il si je vous livrais ma bibliothèque, mais que mon inspiration disparaissait réellement ?
Alors je choisis la rétention créative.
Celle que nous nous imposons. Celle qui nous fait dire que c’est mieux comme ça: plus nous avons de textes d’avance, plus nous sommes tranquilles.
Tel un écureuil, je fais mon stock.
Et plus que de trouver de nouvelles idées, je me retrouve, surpris, à lutter avec l’envie de vous jeter spontanément mes textes au visage (en tout bien tout honneur et avec respect, naturellement), et de vous inonder de mes fabulations sans calendrier défini.
Alors je patiente et compte les jours qui me séparent de la liberté de pouvoir partager avec vous les écrits d’aujourd’hui prévus pour demain.
J’ai hâte, ô si vous saviez comme j’ai hâte, de partager davantage avec vous.
Spontanément vôtre,

Photo d’illustration: archive personnelle, visite d’un chantier. Choisie… spontanément.
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