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Chapitre 19 - Conservation

Chapitre 19 - Conservation

Publicado el 17, feb, 2026 Actualizado 17, feb, 2026 Crime stories
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Chapitre 19 - Conservation

Vendredi 3 octobre


Le jour commençait à décliner quand l’ancien maire redescendit du bureau.


— C’est un fonds d’une incroyable richesse que votre père a constitué. Qu’avez-vous l’intention d’en faire ?

— Je ne sais pas, je n’ai pas envie de suivre le même chemin. J’ai lu quelques notes et quelques lettres, mais je n’ai pas la vocation d’un historien.

— Pourquoi ne pas transmettre ces documents aux archives départementales ou à une association de mémoire ? Ils pourraient être exploités par des chercheurs, plutôt que de prendre la poussière dans votre grenier.

— Oui, en effet, répondit Cazenave, c’est une bonne idée, mais je ne connais personne dans ce domaine.

— J’ai eu affaire dans le passé à un conservateur des archives d’Albi. C’était il y a une dizaine d’années, quand nous avons fait des travaux à la mairie d’Arfons. On leur a envoyé une bonne partie des documents qui encombraient notre grenier et qui commençaient à souffrir de l’humidité et des rongeurs. Si vous voulez, je peux essayer de le contacter.

— D’accord, vous pouvez lui communiquer mes coordonnées, on verra comment on peut s’arranger.

— Je vais repasser chercher son numéro, la secrétaire doit l’avoir noté quelque part. Je vous tiendrai au courant.


En sortant de chez le commissaire, Pujol passa un coup de téléphone à la Mairie pour s’assurer que l’employée était bien présente.


— Les archives départementales ? Oui, je crois que nous avons conservé le numéro, confirma la voix au bout de la ligne. Voulez-vous que je vous l’envoie par SMS ?

— Oui, merci, vous aviez noté également le nom de l’archiviste ?

— Tout à fait, c’est Monsieur Christophe Marchand.

— Parfait, je vais l’appeler, j’espère qu’il sera encore là.

— Il y a aussi un numéro de portable, vous le voulez ?


Il était presque 17 heures quand Miquel composa le numéro du service. Sans surprise, il aboutit sur un répondeur. Il composa le numéro direct de Marchand.


— C’est une curieuse coïncidence, répondit le fonctionnaire, après la présentation de Pujol, j’ai justement reçu ce matin la visite des gendarmes de Toulouse, ils s’intéressent également à ces événements.

— C’est eux qui sont en charge de l’affaire ? demanda Pujol.

— Quelle affaire ? questionna Marchand.

— Vous n’avez pas lu La Dépêche la semaine dernière ? On a retrouvé un cadavre près de chez nous, dans la montagne.

— Ils ont bien parlé d’une personne retrouvée morte en effet. Un homme qui m’avait rendu visite il y a quelques jours. Un Allemand.

— C’est forcément le même. Avec Alric, on s’est fait la même réflexion. Ce type avait l’air d’un Allemand, vous savez genre Inspecteur Derrick.

— Si vous voulez, je peux vous donner les coordonnées de l’adjudante Dumaine, c’est elle qui est venue me trouver. Elle cherche des personnes qui connaissent bien cette période. Je lui ai suggéré le Musée de la Résistance à Toulouse, Françoise Dullac. Pour ce qui concerne vos documents, proposez leur le fonds, ils sont plus spécialisés que nous, sinon, je les prendrai en charge ici. Je vous envoie les deux numéros.


Pujol lui communiqua son portable. Une minute plus tard, il recevait les coordonnées. Il préféra commencer par l’historienne, en se promettant de communiquer le numéro de Dumaine à Cazenave, au cas où il souhaiterait la joindre personnellement.


À la première tentative, Miquel aboutit sur un répondeur. Il laissa un court message et ses coordonnées. Françoise Dullac le rappela quelques minutes plus tard.


— Monsieur Pujol, j’ai bien eu votre message. Si j’ai bien compris, vous disposez d’un ensemble de documents consacrés au maquis de la Montagne Noire, le CFMN, c’est bien cela ?

— Oui, en fait ce n’est pas moi qui en suis dépositaire, c’est le père d’un de mes amis qui l’a constitué. Il est décédé il y a plusieurs années et son fils a entrepris de faire le ménage, vous voyez ?

— Oui, je vois très bien, mais pour être tout à fait claire avec vous, nous sommes normalement centrés sur les événements survenus dans notre département, la Haute-Garonne, nous sommes un service du Conseil Départemental, et là, ce dont vous me parlez c’est plutôt le Tarn ?

— Oui, le Tarn, l’Aude et un peu l’Hérault, le secteur est à cheval sur les trois départements, et on touche même la Haute-Garonne, c’est tout près de Revel.

— Je comprends, je vais en parler avec notre conseil scientifique, et s’ils sont intéressés, je vous rappellerai.

— Dans ce cas, je vais vous donner le nom de la personne qui détient ces documents, ce sera plus rapide.

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