Deuxième cycle 3/5
Deuxième cycle 3/5
Je me trouve debout
face à tous ces mots
qui me surplombent.
Les gravir un à un
pour arriver au sommet
de cette envie d’écrire.
Prendre, à chaque prise,
un mot que je peux associer
avec un autre,
pour construire cette route
qui m’amènera
à cette belle histoire.
Le chemin est sans doute long,
et il me faudra du temps.
Ce temps que j’accueille,
qui me laisse le loisir
de découvrir
que les mots
qui me faisaient tant souffrir
étant jeune
sont teintés de nuances
que je n’avais pas su voir.
C’est sans doute
dans ces teintes
que je trouverai
la fragilité que je cherche,
la délicatesse
qui peut émaner d’un souffle
quand on prononce certains mots.
J’aime l’idée
de les susurrer
au creux d’une oreille
pour qu’ils réveillent un frisson.
C’est sans doute cela,
l’ivresse
que rencontrent certains auteurs :
Ils s’enivrent
de la poésie
qui rythme les battements d’un cœur.
Quand l’harmonie se crée,
qu’il suffit de se laisser guider,
porter par un souffle fragile.
Depuis peu,
il m’arrive d’entendre
cette musique
qui guide mes mains,
qui me fait poser
les mots de mes émotions.
Cette histoire,
je la ressens
comme une ballade
accompagnée d’une musique
qui n’est point triste,
mais qui, par sa mélancolie,
vous montre une voie
que vous n’auriez pas osé prendre.
J’ai peut-être trouvé
le rythme qu’il me faut,
celui d’un pianiste
caressant les touches d’un piano,
donnant un tempo
qui m’apaise
et qui peut,
dans un éclair,
m’emporter,
accélérer le rythme
comme si j’étais poursuivi,
comme si mon cœur s’emballait
d’une émotion trop forte.
Alors c’est sans doute cela
dont j’ai besoin
pour gravir ces mots :
M’abandonner
à la musique
qui donnera le rythme
de mes émotions.
3/5
Colaborar
Puedes apoyar a tus escritores favoritos

