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Chapitre 32 - Quelques photos

Chapitre 32 - Quelques photos

Publicado el 3, mar, 2026 Actualizado 3, mar, 2026 Crime stories
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Chapitre 32 - Quelques photos

Mercredi 7 octobre

Son collègue parti, Clarisse Dumaine dut faire elle-même la démarche auprès du réseau bancaire pour obtenir les noms des clients du restaurant de Saint Ferréol. Il lui fallut auparavant contacter le procureur pour établir la réquisition. En attendant les réponses, elle essaya de reconstituer l’emploi du temps de Kaiser entre son arrivée à Toulouse et sa disparition au bord du lac. Le journaliste avait loué la voiture à l’agence Sixt en début de matinée du 17. Il était arrivé par le train de nuit. Une heure de route pour se rendre à Moissac, puis direction Castres, il n’avait sans doute pas fait d’autre halte sur le chemin. Le lendemain, elle avait la confirmation qu’il s’était rendu aux Archives du Tarn à Albi. Qu’avait-il fait du reste de sa journée ? Il faudrait vérifier avec le GPS s’il était rentré directement à Castres. Aller parler avec le gérant de l’hôtel ?

Le 19, déplacement à Saint Pons, avait-il rendez-vous avec quelqu’un ? Voulait-il seulement visualiser le lieu de l’attaque du mois d’août 44 comme pour le col de la Prune ?

Le 20, la voiture n’avait pas bougé, il était donc sans doute resté à Castres, à moins qu’il ait été pris en charge ?

Le 21, Carcassonne, il pouvait y avoir plusieurs raisons. Kaiser semblait un professionnel méticuleux, qui documentait tout. Est-ce qu’il voulait juste visualiser l’endroit où Prax avait son bureau ? La caserne d’où étaient parti miliciens et blindés allemands ?

Zimmer avait parlé de notes, de copies de documents anciens. Il n’avait pas fait allusion à des photos, d’ailleurs il n’y avait pas d’appareil dans les bagages du journaliste. Utilisait-il sa tablette pour prendre ses clichés ? Elle l’imaginait plutôt avec un vieil appareil argentique ! Un Leica, par exemple. L’assassin aurait pu le garder.

Clarisse prit son téléphone pour appeler Matthieu Delpuech.


— Monsieur Delpuech, je ne sais pas si mon collègue vous a posé la question, mais il est actuellement absent.

— Allez-y, je vous écoute.

— Durant votre sortie avec Kaiser, l’avez-vous vu prendre des photos ?

— Tout à fait, il prenait des images partout où on s’est arrêtés. Ça ne m’a pas surpris, il se documentait pour un article ou un bouquin, je crois.

— C’est ce que l’on pense, oui. Quel type d’appareil avait-il ?

— Je ne suis pas un spécialiste, moi j’utilise mon smartphone pour les photos, mais je pense que c’était un appareil assez ancien. À un moment, il a du changer la pellicule.

— C’était un gros boitier, avec un zoom ?

— Non, plutôt petit, il le glissait dans sa poche.

— C’est parfait, je vous remercie.


L’assassin de Kaiser avait emporté les objets compromettants, le portefeuille, la tablette, l’appareil photo et les rouleaux de pellicule, mais il n’avait pas saisi l’ordinateur, que Kaiser avait laissé dans sa voiture. La question des images la tracassait, elle appela Markus.


— Bonjour Clarisse, répondit l’interprète. Je suis heureux de vous entendre, qu’est-ce que je peux faire pour vous ?

— Il y a une chose qui m’interpelle à propos de l’ordinateur de Kaiser. Vous m’avez parlé de documents écrits, mais y avait-il des photos sur le disque ?

— Oui, je n’en ai pas parlé parce qu’aucune n’était reliée à son dernier sujet. Elles étaient plus anciennes, associées à des enquêtes achevées et publiées.

— Quelque chose vous a surpris sur ces photos ?

— Au premier chef, non, mais si j’y repense, elles avaient toutes l’air de photos anciennes, pas le type d’images numériques que l’on fait aujourd’hui avec son téléphone. Elles avaient toutes du grain, vous voyez ce que je veux dire ?

— Des photos argentiques ?

— Possible !

— Kaiser se servait d’un appareil ancien, il ne pouvait donc pas transférer directement les images sur son ordinateur, justifia Clarisse, ce qui explique l’absence de photos prises depuis son arrivée à Toulouse.

— Je vais quand même vérifier, proposa Markus, mes algorithmes travaillent sur l’écrit, pas sur les images. Je vous recontacte un peu plus tard. Vous serez disponible en fin d’après-midi ?

— Je vais sans doute aller à Castres et à Saint Pons, je ne rentrerai sûrement pas très tôt.

— Et ce soir, tenta le traducteur, ça vous dirait de prendre un verre ?


Clarisse ne mit que quelques instants avant de répondre.


— Ne m’attendez pas pour diner !

— On est encore assez jeunes pour aller « chez Tonton » ou vous préférez le « bar basque » ?

— Vous fréquentez encore les étudiants, moi j’ai passé l’âge. Vous aimez le whisky ?

— Tout me va !

— Alors le Hopscotch, 21 heures !

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