Les avoines de la vie
Les avoines de la vie
Il était une fois une femme qui ne savait pas comment nourrir celui qu'elle aimait, pour mieux le contraindre à être en joie et en paix. Elle lui donna pleins de gâteaux au chocolat et à la levure de bière, pour mieux en faire gonfler les belles décorations de fête multicolores qui l'ornaient de partout. Elle lui servait ce magnifique dessert d'un jour à l'autre, sans jamais faire la différence avec son propre corps qui réclamait beaucoup plus d'amour encore.
Mais un jour son bien aimé du stopper d'accepter cette belle corbeille perpétuelle remplie de victuailles incroyables. Son corps n'arrêtait plus de souffrir, tombant régulièrement malade de n'avoir été que trop aimé pour ce qu'il n'était pas. En effet il n'était pas un homme en demande de tout et souvent il ne désirait rien.
De plus il ne comprenait pas pourquoi il devait constamment manger autant pour être aimé.
Sa mère ne lui avait jamais donné de l'eau minérale pour le combler en totalité. Elle y rajouta toujours une cuillère d'orge pour régaler ses papilles de l'amour qu'elle lui portait avec grâce pourtant. Et maintenant son épouse continuait de le nourrir à la saveur salé du bon pâté à la croute enchanteresse.
Mais que faire pour notre bel homme, malade d'avoir trop été aimé sans même en comprendre la raison. Il dut un jour se balader en compagnie de son âme, enfin seuls tous les deux, pour qu'elle puisse lui donner de précieux conseils. Elle lui souffla qu'elle aimait énormément ce corps que lui avait donné la nature, mais qu'il fallait lui prodiguer un peu plus d'amour. Mais notre beau jeune homme d'alors lui dit qu'il n'en pouvait plus de tout cet amour, qui l'étouffait au point de ne plus savoir comment s'aimer lui même.
“Et ben justement je vais t'aider en te donnant la solution miracle, lui dit son âme dans le plus grand des calmes: Arrête de manger le pain fourni par les autres pour déguster celui qui vient du fond de ton âme. Et tu verras que tu retrouveras une justesse de poids et un coeur léger de ne plus avoir à craindre la mort de tous ceux que tu aime. Car enfin tu sauras comment pallier à ta souffrance, non pas en mangeant mais en veillant à ne plus grossir de la peur d'être inutile si jamais ton sourire ornait à nouveau ton magnifique visage.“
Et c'est là que sa belle épouse comprit également qu'il ne servait à rien de le gaver de ses peurs de le perdre. Pour à présent enfin le laisser respirer et digérer toute cette nourriture fort inutile, lorsque le chemin de chacun est toujours pavé du plus beau des aliments: L'amour, la joie et la paix de marcher entre ses désirs de ne plus être vu comme une fraude à soi même, par ce que on n'a jamais pu expérimenter qui on était vraiment. Enfin notre brave bonhomme put vivre de sa propre réalité pour créer son petit monde de paix, car sa femme avait décidé de lui lâcher la grappe.
Et il en était de même pour ce passé fort difficile qu'il dut chasser de sa mémoire et de son estomac. Ce dernier étant contraint de digérer en non stop des vipères, au lieu de laisser glisser le serpent du savoir sur soi-même, pour réaliser que la paix vient de la digestion de tout ce qui ne nous est plus utile. Et parfois le foie se fait rude pour nous dire d'arrêter de manger ce qui ne nous sert pas et surtout ne vient pas de notre demande.
Je vous laisse ainsi face à votre garde manger, et de celui d'une famille qui parfois à moins besoin de nourriture pour mieux apprendre à absorber ce qu'elle désire. Et cela afin de ne plus souffrir du manque et de l’indigestion perpétuelle de l'absence d'affection, si jamais on venait à refuser un gâteau de l'amour parental, amicale ou marital...

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