Zottegem café
Mes muscles s'endorment
mes yeux se ferment
je chavire enfin
mon corps s'étire à l'infini
ma pensée erre en une ligne unique
Le vent fouette les câbles devant la gare
les dernières feuilles se jettent contre la vitre
Etincelles de bière sur le zinc
La solitude tinte dans le fond des verres
Le regard s'enfuit sous l'insistance du client
je fais un dernier effort pour sourire,
toujours fixant au dehors
a travers ton corps devenu fantôme
vers ce qu'il y a de plus sombre,
dans le ciel d'automne.
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