Cire ...
L’innommable vertueuse torpeur
Vient se vautrer en pâle lueur;
Mire solaire filtrée de verre.
Dans la fenêtre en reflets austères,
La poussière vole frivole
Enveloppant ta douce corolle.
Au gré son silence d’ondes,
Que la grâce sans détour inonde,
Le filet de laine couvrira ta cire
Charnelle du frimas ivre;
Délit maudit qui se faufile
En des joints tant fragiles.
Les carreaux portent en oripeaux
Les douces empreintes de ta peau
Que tes agates mirent en spectres
D’un vouloir ailleurs renaître.
Sur ta peau, tu ne ressentiras
La brise fraîche et le vent qui va.
La chaleur du soleil en verrière
De ta cime en sera altière.
La fenêtre est seule ouverture
Sur ce monde qui se perdure.
Ton âme de ne pouvoir y oeuvrer
À ce corps perdu s’incline à se fâner.
De ton mur de silice dure,
Fragile et cassante se fissure
La masure de ta mélancolie
En devenir le tombeau de ton agonie …
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