Glückwunsch! Deine Unterstützung wurde an den Autor gesendet
avatar
Sur le deuil de la porte

Sur le deuil de la porte

Veröffentlicht am 14, Juli, 2024 Aktualisiert am 14, Juli, 2024 Poetry and Songs
time 4 min
0
Liebe ich
0
Solidarität
0
Wow
thumb Kommentar
lecture Lesezeit
1
Reaktion

Sur le deuil de la porte

Je gare la voiture dans l’allée

Où toutes les fleurs sont fanées.

Ça fait longtemps que je ne suis pas venu,

Et les voir comme cela, j’en suis tout ému.

Quand tu étais là pour t’en occuper,

Elles étaient les plus belles du quartier.

Il fait nuit, personne ne m’a vu,

Tant mieux, car c’est plus dur que prévu.

Lentement j’ouvre la portière,

Prêt à poser le pied par terre.

Mon cœur va presque éclater

Mes yeux sont déjà tout embués.

 

[REFRAIN]

J’étais perdu, alors j’ai fui.

Sans toi rien ne me retenait ici.

Après ton enterrement, je suis parti,

Espérant reprendre goût à la vie.

 

À pas lents je m’approche du perron.

Si longtemps que je n’ai pas vu la maison.

Entre mes doigts moites, je sens glisser la clef,

Inconsciemment je l’ai laissé tomber.

Je me baisse pour la ramasser

Et sens monter un raz-de-marée.

Devant moi au pied de la porte,

Le facteur a laissé une pile d’enveloppes.

Sous mes yeux s’étale bien en clair

Ton nom en lettres moulées sur la première.

Je me redresse, m’essuie le nez d’un revers.

De nouveau tout s’écroule dans l’univers.

 

[REFRAIN]

 

C’est trop je n’aurais pas la force.

Ton mari a perdu toute son écorce.

Sur le seuil je suis mis à nu.

Entrer affronter les souvenirs; je ne peux plus

Revoir les murs, revoir les lieux

Où nous avons été si heureux.

Pourquoi ai-je mis fin à mon errance ?

Je ne suis pas prêt pour cette souffrance.

Tu es témoin, j’ai essayé,

Mais c’est trop dur, j’ai échoué.

Je me retourne et rebrousse chemin,

En prenant garde de ne pas réveiller les voisins

 

[REFRAIN]

 

Dans l’enclave de la voiture

Je me laisse aller à la torture.

Je tremble, je crie, je pleure.

Je laisse fondre la douleur.

Derrière moi tout le matériel est là :

Tente, sac, bottes, tout le barda.

Il semble que mon périple ne soit pas fini,

Encore une fois je pars en catimini.

Je démarre tous feux éteints

Dans la pâle lumière du matin.

Ton visage dans mes rétines est gravé.

Je tourne et je quitte l’allée.

 

[SUR L’AIR DU REFRAIN]

J’ai peur alors je m’enfuie.

Il n’y a vraiment plus rien pour moi ici.

Sans être même entré, je suis reparti.

Peut-être qu’à l’ouest cette fois j’aurais une vie.

lecture 242 Aufrufe
thumb Kommentar
1
Reaktion

Kommentar (0)

Du musst dich einloggen, um kommentieren zu können. Einloggen

Du kannst deine Lieblingsautoren mit einer Spende unterstützen

Die Reise durch dieses Themengebiet verlängern Poetry and Songs
La poésie des femmes
La poésie des femmes

Il est peu de spectacles en ce mondequi puissent égaler la grâce de cet instantoù une femme, affranchie de tou...

Yaël Emerald
1 min
Hot-Dog
Hot-Dog

Hot-DogJ’suis par terre, allongée sur l’tapisJ’ai dix ans, mais 60, selon les articlesJ’vien...

Verligne
2 min
Poème d’amour à soi
Poème d’amour à soi

Accepter son âme, parcourir le monde,Rire en chantant la joie du renouveau.Voilà le poème du jour,

Régine Pelladeau-Kornmann
1 min
SHAYTAN
SHAYTAN

Pénible je le trouve,Car il envoie ses louves,Ses suppôts et ses chiens.Je ne céderai rien

Elmeh
2 min
L’IMAGINATION
L’IMAGINATION

J’ai eu de l’imagination,J’étais en immersion.Immergée dans des vérités Que j’avais inventée...

Elmeh
1 min
ET QUEL ESPOIR
ET QUEL ESPOIR

J’ai cet espoirDe te revoir Après la vie,Au Paradis,Dans l’au-delà.Croire en c...

Elmeh
1 min

donate Du kannst deine Lieblingsautoren unterstützen

promo

Download the Panodyssey mobile app