LES ENTRAILLES
LES ENTRAILLES
Quand la peur
Déchire tes entrailles,
La douleur
Est, comme un feu de paille,
Sans douceur,
Te laisse des entailles.
Tu te meurs,
Par les bruits qui t'assaillent.
Sauf qu’il n’y a pas de bruit,
Que la froideur du silence.
Toi, au tréfonds de la nuit,
Tu ne dors pas, tu avances
Dans tes pensées, et tu fuis,
Traversé par tes carences,
Qui creusent en toi un puits
Sans fond, plein des manigances
Du Malin qui te poursuit
Aussi loin que tes souffrances
Te mènent, donc tu t’enfuis,
Et tu réfléchis et penses.
Ton instinct biaisé tu suis,
Dans une sorte de transe,
Mais ta maladie te nuit :
Dans ton delirium tremens,
Sans alcool, te voilà cuit,
Je sais, ce n’est pas de chance.
Tu ne prends aucun produit,
Pourtant tes neurones dansent,
Tu entends beaucoup de bruit,
Tu crois que l’on te devance,
Que ta famille te suit.
Toi, tu veux la délivrance,
Quand personne ne te nuit.
Ainsi, ta raison balance.
Tu te rappelles aujourd'hui
Que ta peine était immense.
Quand ton cœur
Fait perdre ta raison,
Que ta peur
Fait voir la trahison
De tes sœurs
Calmes, dans leurs maisons,
La sueur
Qui perle sur ton front,
Et le leurre
De t’être cru au front,
Ta fureur,
Te font péter les plombs.
Ton erreur
Persiste tout du long.
C'est ça, la schizophrénie,
C’est quand l’imagination
T'enfonce dans le déni,
Dans des pérégrinations,
Jusqu'à ce que tu renies
Les tiens, pris dans tes passions.
Tu crois que tu t’assainis,
Pris dans des complications,
Tu menaces, tu bénis,
Pris dans tes divagations,
Tu te prends pour un génie,
Tu n’es que l’émanation
De cette schizophrénie
Latente, en préparation.
La rechute,
Qui te fait régresser,
C’est la lutte,
Ça te fait regretter
Les minutes
Où tu as sacrifié
Ta quiétude
Au nom de tes idées.
L’inquiétude
C’est de recommencer.
Beitragen
Du kannst deine Lieblingsautoren unterstützen

