Voici le premier chapitre de mon premier roman édité à ce jour...
KLERONOMIA — Chapitre 1
Le quai sous la pluie
Il pleuvait sur Lyon depuis trois jours. Pas cette pluie fine et domestique qui rince les trottoirs et fait luire les phares en éclats jaunes sur l'asphalte mouillé — une pluie dense, verticale, obstinée, qui s'abattait sur la ville avec la régularité d'un châtiment. Une pluie qui avait cette continuité sans fléchissement propre à l'automne lyonnais : elle s'installait sans prévenir, elle durait sans s'excuser, et elle laissait sur les façades et les pavés cette humidité profonde qui mettait des jours à disparaître, qui s'insinuait dans les joints des pierres et dans les coutures des imperméables et dans les os des gens qui travaillaient dehors.
La ville sous cette pluie prenait une autre dimension. Les quais du Rhône devenaient des frontières entre deux obscurités — l'obscurité de l'eau et l'obscurité de la ville — séparées par la ligne orange des réverbères que la pluie transformait en halos diffus, en auréoles tremblantes qui se reflétaient sur le fleuve avec une irrégularité aquatique, comme si la ville elle-même vacillait dans son reflet.
Jason Becket gara sa voiture au pied du quai Saint-Antoine à 23h14. Il coupa le moteur mais resta un instant immobile, les deux mains à plat sur le volant, à regarder les gouttes crever la surface du Rhône par le pare-brise. La pluie frappait le toit de la voiture avec ce bruit régulier et sourd qu'il associait depuis l'enfance aux nuits de travail — son père à Boston, qui rentrait parfois à deux heures du matin sous des averses similaires et qui montait l'escalier en retirant son imperméable mouillé avec des gestes précis et silencieux pour ne pas réveiller les garçons.
Le fleuve était haut. Menaçant dans sa largeur sombre. Il avait cette couleur brune épaisse qui signalait que quelque chose avait cédé en amont — des berges, des digues provisoires, la résistance patiente des hommes contre les éléments. Cette couleur qui ressemblait à de la terre dissoute, à de la mémoire liquéfiée, à tout ce que l'eau arrache à ses berges quand elle monte assez fort. Le Rhône à ce stade ne ressemblait plus à une rivière — il ressemblait à quelque chose qui avait décidé de reprendre ce qu'on lui avait pris.
Jason sortit sans parapluie. Ses collègues savaient depuis longtemps ne pas lui en proposer. Son père, Tom Becket — détective privé à Boston pendant vingt-trois ans avant de tomber amoureux d'une inspectrice française lors d'un congrès Interpol à Paris en 1979 — lui avait dit une fois que les parapluies étaient une invention de gens qui croyaient pouvoir négocier avec ce qui ne se négocie pas. Jason avait gardé ça. C'était une des choses de son père qu'il portait sans tout à fait se l'avouer : cette méfiance envers les compromis inutiles, cette façon de marcher lentement sur les scènes de crime comme si la précipitation était une forme d'irrespect envers les morts, et cet accent transatlantique légèrement indéfinissable que vingt ans passés dans les rues de Lyon n'avaient pas entièrement effacé.
Sa mère, Sylvie Arnaud devenue Becket puis redevenue Arnaud-Becket après la mort de son mari en 2018, avait été inspectrice à la PJ de Lyon pendant dix-huit ans. Elle avait pris sa retraite dans une maison à Caluire avec un jardin qu'elle cultivait avec l'application qu'elle avait mise pendant sa carrière dans ses enquêtes. Elle aimait les tomates-cerises et les dahlias, et elle ne parlait jamais de ses anciens dossiers, ce qui était une forme d'élégance que Jason avait mis des années à apprécier à sa valeur. Quand Jason avait rejoint la police à vingt-quatre ans, après une licence de droit et un concours passé deux fois, elle avait simplement dit : "Je savais." Pas de fierté démonstrative — elle n'était pas de ceux-là. Juste le constat tranquille d'une femme qui reconnaît la trajectoire d'une vie quand elle la voit se dessiner.
Jason avait maintenant quarante-six ans. Commandant à la brigade criminelle du SRPJ de Lyon depuis douze ans, chef de groupe depuis six. Il parlait français sans accent — sa langue maternelle, la langue de sa mère, la langue dans laquelle il pensait la plupart du temps. Il parlait anglais avec cet accent légèrement transatlantique que les étés de vacances chez les Becket à Cape Cod lui avaient donné pendant toute son enfance et son adolescence — un accent que sa grand-mère Marjorie Becket, ancienne libraire de Provincetown, décrivait comme "charmant" avec une indulgence que Jason ne comprenait pas encore enfant mais qu'il comprenait maintenant. Il pensait dans les deux langues selon les situations. Les scènes de crime, il les pensait en français. Les cauchemars, parfois, en anglais. Les moments de doute profond, dans les deux simultanément, comme deux voix qui se recoupent.
L'eau s'infiltra immédiatement dans le col de son imperméable. Il resserra le tissu d'un geste automatique, acquis depuis vingt ans de scènes de crime nocturnes sous la pluie lyonnaise, et avança vers les gyrophares.
Les lumières bleues coloraient l'asphalte mouillé en éclairs réguliers qui donnaient à la scène quelque chose d'irréel — un film dont on aurait coupé le son, où les silhouettes se déplaçaient dans un silence aquatique que seul le bruit de la pluie sur les toits et les capots des voitures de service meublait. Sous le ruban de scène de crime — jaune et noir, tendu entre deux cônes orange — deux techniciens en combinaison blanche s'affairaient autour d'une masse sombre allongée contre le parapet de pierre du quai. Une troisième silhouette attendait à l'écart sous un parapluie noir à poignée droite, les pieds légèrement écartés.
Jason reconnut la lieutenant Carla Messier à sa façon de se tenir. Droite, les épaules en arrière, les pieds légèrement écartés, comme si elle s'attendait à devoir courir d'une seconde à l'autre. C'était une posture qu'il avait mis du temps à interpréter. Au début, il l'avait prise pour de l'arrogance — cette façon qu'ont certaines personnes de prendre de l'espace par des gestes physiques pour compenser quelque chose qu'elles n'ont pas encore acquis. Maintenant, après quatre ans de travail commun et deux affaires qui les avaient mis à rude épreuve chacun de leur côté, il savait que c'était simplement sa façon d'être présente. Complètement présente. Carla Messier n'était jamais à moitié quelque part.
Elle était arrivée dans la brigade à trente-deux ans, en provenance du SRPJ de Marseille, avec une réputation de rigueur et un casier de procédures disciplinaires vierge qui impressionnait dans les deux sens — rigueur parce que ses dossiers étaient toujours solides, vierge parce que ça signifiait qu'elle savait où s'arrêter. Elle avait le teint clair de quelqu'un qui sortait beaucoup moins qu'elle ne le faisait autrefois, et cette façon de regarder les scènes de crime avec un léger froid dans les yeux qui n'était pas de la dureté mais de la discipline — le refus de laisser l'émotion polluer l'observation.
— Commandant. Elle hocha la tête sans sourire. Les scènes de crime n'appelaient pas de sourires — c'était une convention qu'ils partageaient sans l'avoir jamais formulée explicitement.
— Qu'est-ce qu'on a ?
— Homme, la cinquantaine. Tenue correcte — costume gris anthracite, chemise blanche, chaussures de cuir marron. Les semelles légèrement usées à l'extérieur du talon droit, ce qui indique une démarche en légère pronation. Pas de papiers sur lui. Pas de téléphone. Pas de portefeuille. Aucun objet permettant d'identifier. La mort remonte à six ou sept heures selon le légiste préliminaire — donc vers dix-sept heures cet après-midi. En plein jour.
— En plein jour sur le quai Saint-Antoine, dit Jason. Et personne n'a rien signalé avant vingt-trois heures.
— Il pleuvait fort depuis quinze heures. Le quai était quasi désert. On a un riverain du quatrième étage en face — il dit avoir vu vers dix-sept heures trente un homme s'arrêter près du parapet. Grand, imperméable sombre, chapeau à bord large. Il n'a pas vu le visage — la distance et la pluie. Il a cru à un promeneur qui regardait le fleuve. Il a détourné les yeux après dix secondes.
— Le corps était déjà là ou c'est cet homme qui l'a déposé ?
— Il ne peut pas dire. Il a regardé l'homme de dos, debout. Pas de corps visible depuis son angle à ce moment-là. Mais il dit qu'il n'avait pas regardé depuis un moment avant.
Jason passa sous le ruban avec le réflexe des années — tête légèrement baissée, mouvement continu, sans hésitation. Les techniciens lui cédèrent de l'espace sans qu'il ait besoin de le demander. C'était un de ces accords tacites qui s'établissent entre professionnels qui se connaissent depuis assez longtemps pour savoir ce que chacun a besoin.
L'homme était allongé sur le dos, les bras légèrement écartés du tronc, les paumes ouvertes et tournées vers le ciel qui continuait de déverser sa pluie sur elles. Les doigts étaient à peine recourbés dans cette position naturelle que prennent les mains au repos complet — ni crispées ni tendues, simplement relâchées, comme des mains qui dorment. Cette posture avait quelque chose d'excessivement apaisé pour une mort violente. Trop calme. Trop organisé. Quelqu'un avait installé cet homme là.
Et les yeux étaient fermés.
Ce détail plus que tout. Un corps qui tombe ne ferme pas les yeux. Un corps jeté par la violence ou la panique ne ferme pas les yeux. Quelqu'un avait accompli ce geste — ce geste funéraire vieux comme la conscience humaine des morts, ce geste de tendresse que les vivants font aux morts qu'ils connaissent, qu'ils aiment, ou qu'ils respectent assez pour accomplir le rite. Fermer les yeux d'un mort, c'est le reconnaître comme mort. C'est lui accorder cette dernière dignité. C'est faire quelque chose pour lui plutôt que de simplement le laisser.
Le tueur avait fermé les yeux de sa victime.
Jason s'accroupit lentement. Il sortit sa lampe de poche et en dirigea le faisceau sur le visage de l'homme. La cinquantaine avancée — peut-être cinquante-cinq, cinquante-six ans. Un visage régulier, ordinaire, qui dans d'autres circonstances n'aurait évoqué rien de particulier. Le visage de quelqu'un qu'on croise dans un train de banlieue ou dans la salle d'attente d'un médecin généraliste sans lui accorder davantage d'attention qu'au décor. La peau pâle de quelqu'un qui passait ses journées dans des bureaux climatisés plutôt qu'à l'air libre. Les traits légèrement relâchés de la mort, cette neutralité définitive que les visages acquièrent après — ni souffrance ni sérénité, juste l'absence.
Les mains. Il les examina ensuite, avec le même faisceau de lampe. Des mains sans cals, sans usure particulière aux articulations. Des ongles soignés, coupés courts, légèrement brillants — pas de vernis, mais le genre d'ongle qu'on entretient régulièrement. Une légère bronzette à la ligne des manches, plus nette au poignet droit qu'au gauche, ce qui indiquait que l'homme portait sa montre au poignet gauche et que sa montre avait une largeur de bracelet significative. La montre avait été emportée, comme le reste.
— Cause de la mort ? demanda Jason sans se relever.
— Pas encore confirmée. Le légiste préliminaire n'a pas trouvé de blessure apparente. Pas de sang, pas de traumatisme visible, pas de trace de strangulation, pas de contusion crânienne. Il ne veut pas se prononcer avant l'autopsie demain matin. Ça peut être cardiaque, ça peut être une substance — on ne sait pas encore. Mais regardez ça.
Messier tendit un smartphone protégé dans un sachet plastique refermable. La photo sur l'écran montrait le torse de la victime, la chemise relevée jusqu'aux pectoraux. Sur la peau blanche et mouillée de l'abdomen — peau d'homme d'âge mûr, légèrement relâchée au niveau du ventre, mouillée par la pluie qui continuait de tomber dessus sans que ça serve plus à rien — une marque.
Jason la regarda longuement dans la lumière de l'écran.
Ce n'était pas le tracé frénétique d'un tueur en rage, ces entailles irrégulières et profondes de la violence brute. Ce n'était pas la marque aléatoire d'un acte impulsif. Ce n'était pas non plus la scarification rituelle de certains actes sectaires qu'il avait vus dans sa carrière — ces marques qui obéissent à une logique externe, à un modèle imposé par un groupe ou une idéologie. C'était quelque chose d'entièrement différent, que Jason ne sut pas immédiatement nommer mais qu'il sentit comme une distinction fondamentale : une précision délibérée, quasi-académique. Quelqu'un avait pris le temps. Quelqu'un savait exactement ce qu'il dessinait, et il le dessinait avec la maîtrise de quelqu'un qui l'avait fait avant, ou du moins qui l'avait pratiqué.
Le symbole se composait de deux lignes verticales parallèles d'une hauteur égale, d'environ quatre centimètres chacune, séparées par un espace d'environ un centimètre. Une troisième ligne, plus courte, les traversait en diagonale à mi-hauteur, selon un angle qui coupait les deux verticales en leur milieu exact. L'angle de cette diagonale était précis — ni trop ouvert ni trop fermé, quelque chose comme quarante degrés. Autour de ces trois lignes, sept points étaient disposés à des distances variables mais selon une géométrie qui n'était manifestement pas aléatoire — les points formaient quelque chose, un schéma, un pattern dont la logique lui échappait pour l'instant mais dont l'existence était incontestable.
Il ressemblait vaguement à un caractère runique. Mais il y avait dans la disposition des points quelque chose que les caractères runiques n'avaient pas. Une information supplémentaire, encodée dans la relation spatiale entre les points, dans la façon dont ils se répondaient les uns aux autres autour du symbole central.
— Profond ? demanda Jason en rendant le téléphone à Messier.
— Assez pour être lisible, pas assez pour avoir saigné abondamment. Les bords de l'incision sont nets, réguliers — une lame fine et bien aiguisée, un geste contrôlé. Et le légiste est formel là-dessus : les marques ont été faites post-mortem. La victime était déjà morte quand on lui a gravé ça.
— Post-mortem, dit Jason.
Il se redressa lentement. Son genou gauche protesta avec la régularité d'une vieille blessure bien intégrée. Il ignora la douleur avec la pratique d'un homme qui a appris à cohabiter avec son corps sans se laisser ralentir par lui.
— Ce n'est pas de la torture, dit-il. Ce n'est pas de la vengeance non plus — on ne grave pas quelque chose dans la chair d'un mort par vengeance. On ne prend pas ce soin dans la rage ou la peur. C'est une marque apposée avec l'intention qu'elle soit lue.
— Une signature, dit Messier.
— Ou un message. La question c'est pour qui.
Il sortit son propre téléphone et photographia la scène méthodiquement, commençant par les vues générales et descendant progressivement vers les détails. Les techniciens avaient planté sept drapeaux numérotés autour du corps. Il les examina un par un.
Le drapeau n°1 : un éclat de verre noirci sur le bord du parapet, visiblement ancien, noirci par les dépôts atmosphériques. Pas lié à la scène de crime.
Le drapeau n°2 : un mégot de la marque la plus vendue de France, à demi dissous par la pluie. Potentiellement pertinent.
Le drapeau n°3 : une empreinte de semelle fraîche dans une plaque de boue accumulée entre deux pavés. Jason l'examina longuement avec sa lampe. Relief net malgré la pluie — fraîche, pas plus d'une ou deux heures. Pointure 43 ou 44. Semelle à crampons réguliers, caractéristique d'une chaussure de marche ou d'une sneaker, pas d'une chaussure de ville.
L'homme à l'imperméable avait des chaussures de marche.
Le drapeau n°4 : une fibre textile grise accrochée à l'angle d'un pilier de parapet, à hauteur d'épaule. Laine — pas synthétique, le reflet mat de la laine naturelle. Un manteau de qualité.
Les drapeaux n°5, 6 et 7 correspondaient à des traces humides sur le pavé dont la signification resterait incertaine jusqu'aux analyses.
Jason fit encore le tour complet du périmètre, lentement, les yeux au sol puis en périphérie, à la recherche de ce que les drapeaux n'avaient pas capturé — la présence d'une caméra de surveillance, un détail d'architecture, quelque chose dans la disposition des lieux qui dirait quelque chose sur la façon dont quelqu'un avait choisi cet endroit précis. Le quai Saint-Antoine n'était pas désert d'ordinaire — c'était un quai animé, avec ses restaurants et ses cafés, ses terrasses qui se vidaient en automne mais dont les façades témoignaient d'une activité régulière. Vers dix-sept heures, un mardi de novembre sous la pluie, la fréquentation était minimale. Quelqu'un avait su ça, ou l'avait observé.
Il y avait une caméra de surveillance municipale à une cinquantaine de mètres, orientée vers le pont de la Guillotière. Angle de couverture insuffisant pour couvrir l'endroit précis où le corps avait été découvert. Quelqu'un avait peut-être tenu compte de ça.
— Appelez Hartmann demain matin à huit heures, dit Jason à Messier. Je veux qu'il voie le symbole en priorité. Envoyez-lui les photos ce soir même. Et l'identité de cet homme avant midi — reconnaissance faciale sur toutes les bases disponibles, signalement auprès des hôpitaux pour les admissions récentes et les disparitions signalées.
— La famille ?
— Si on l'identifie avant dix heures, on peut avoir quelqu'un chez eux ce soir encore. Sinon, demain matin.
Il repartit vers sa voiture sans se retourner. La pluie redoublait dans son dos, comme si elle avait attendu qu'il s'éloigne pour intensifier son assaut sur le quai et sur le corps qu'on allait maintenant emballer dans des housses et transporter vers la morgue dans une camionnette banalisée.
Dans sa voiture, il alluma le chauffage et attendit que le pare-brise se dégivre. Il sortit son téléphone et regarda la photo du symbole. Les deux lignes parallèles. La diagonale. Les sept points.
Il y avait quelque chose dans ce symbole qui n'était pas de l'improvisation. Quelque chose d'appris, de maîtrisé, de reproduit avec la précision d'une main qui connaît. Ce n'était pas la première fois que cette main avait tracé ces lignes.
Il éteignit l'écran.
Le Rhône, dans le rétroviseur, continuait de monter dans l'obscurité.
Jason conduisit en silence vers son appartement du sixième arrondissement, où il dormit trois heures sur le canapé du salon avant que son téléphone ne sonne à six heures quinze avec le premier résultat de la recherche d'identité.
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Kommentar (2)
Bozena Wisniewska-Le Talludec vor einem Tag
La construction de ce premier chapitre me renvoie vers le polar que j’ai lu cet été - La femme en vert de l’islandais Arnaldur Indriðason - la météo et l’ambiance sombre sont bien présentes dans ces deux chapitres d’entrée. Idem le mystère autour de la victime qui apparaît rapidement- c’est bien construit et donne envie de lire davantage. J’ai bien aimé le contexte biculturel du commissaire - un certain charme.
Jackie H vor 2 Tagen
Plus encore que le mystère, l'aspect rituel du meurtre et l'attention aux détails – inévitable dans un polar 🙂 – et même son atmosphère sombre, j'ai été interpellée par ce rapport au passé, à la langue, au corps, à la météo, au monde physique en général, et par la façon dont on négocie (ou pas) avec tous ces éléments.
Par ailleurs, plusieurs Plumes sur la plateforme sont soit originaires de la ville de Lyon, soit inspirées par elle. Lyon exerce une attraction indéniable sur les gens de plume 🙂 (précision : je ne suis pas Lyonnaise, ni d'origine ni de résidence, mais il m'est arrivé de traverser cette ville en allant vers le sud pendant les vacances, donc j'ai au moins enregistré quelques noms de lieux 🙂).