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Quand l'altruisme dépasse la peur, Guerre vient punir les malfaiteurs

Quand l'altruisme dépasse la peur, Guerre vient punir les malfaiteurs

Publié le 1 août 2022 Mis à jour le 1 août 2022
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Quand l'altruisme dépasse la peur, Guerre vient punir les malfaiteurs

Alors qu’il marchait sur ce qui avait été une grande avenue, Christophe, un jeune homme d’environs 16 ans, entendit un hurlement de terreur. Curieux, autant qu’inquiet, il décida d’aller voir et entra dans le bâtiment aussi discrètement que possible.

En passant dans un vaste hall envahi par les lierres et la verdure, il comprit l’origine de ce cri. Une dizaine d’hommes molestaient une fille qui devait avoir à peu près son âge. Ils la tripotaient, la giflaient et riaient de leur méfait.

Christophe, aussi révolté que terrorisé, sortis le poignard qu’il avait à la hanche. Hésitant, il se demanda comment il pourrait s’y prendre. N’étant pas un grand combattant, il serait seul face à cette dizaine de malfrats et pourtant, il ne pouvait se résoudre à faire demi-tour. Il ferma momentanément les yeux et fit une courte prière pour se donner du courage : « Ah toi, Guerre, Sainte patronne des champs de bataille, puisses-tu m’aider dans la tache qui s’impose à moi... ». Et sans plus réfléchir, il sortit de sa cachette en criant bien fort : 

 

- Bande de fumiers, éloignez-vous de cette fille ou je tue le premier que j’approcherais ! 

 

D’abord surpris, le gang, voyant le jeune homme seul face à eux, se mit à rire de plus belle : 

 

-Et ben v’la un gars qui a des couilles ! Ça me f’ra presque mal de l’égorger !

 

Chris continua à avancer malgré la terreur qui le rongeait et les hommes se déplacèrent de manière à l’encercler. Quand il vit que la fille n’était plus la cible prioritaire des malfrats, la peur reprit le dessus, atténuant la force de sa colère. Il prit alors conscience de sa situation désespérée. Alors que les malfrats se rapprochaient lentement, pour faire durer le plaisir, ils poussaient des cris de jouissances, similaires à des rires sardoniques. Un hennissement résonna dans tout le bâtiment, au point d’en faire vibrer la structure. Comme de nulle part, une monture noire apparue, là au milieu de la scène, une brume sombre jaillissait de ses naseaux. L’animal, massif et imposant, supportait sur son dos une magnifique femme à la peau ébène. Observant tout ce petit monde avec un regard aussi sombre que la nuit. 

 

- Reculez manants ou subissez mon courroux !

 

Ne comprenant pas ce dont il s’agissait, les membres du gang se firent encore plus menaçants.

- Hé, casse-toi salope !  dit-il en baissant son pantalon pour mettre a l’air son service trois pièces… Ou tu vas gouter de mon gros… 

 

Avant qu’il n’ait pu finir sa phrase, un léger mouvement d’air siffla juste devant lui. Sans que la femme eut fait le moindre mouvement en apparence, le jeune malfrat en état de choc vit son membre tomber à terre et rouler dans la poussière…

- Ton gros quoi ? 

 

Passé le coup de la surprise, les membres du gang sortirent leurs armes, s’élançant sur la femme en hurlant de rage. La cavalière chargea le groupe de malfrats, sortant un katana et poussant un cri de guerre qui en terrifia certains. L’animal ruant et se cabrant, renversa d’un coup d’épaule ou de sabot les premiers d’entre eux, pendant que la cavalière estoquait les suivants. La femme stoppa son destrier et sauta au sol, l’épée a la main et une sorte d’arme similaire a un pistolet.

Sans hésiter, elle fonça sur le chef du gang qu’elle décapita d’un coup, tandis que de l’autre main, elle visait son second. Un léger déclic se fit entendre, suivi d’un bruit indescriptible ; la cervelle du malfrat arrosa les autres membres qui l’entourait. Dans sa lancée, la guerrière frappait gorges, œil, nuques, tripes, dans des mouvements à peine perceptibles. Les membres et le sang giclaient aux quatre coins de l’espace à une vitesse ahurissante.

Puis, elle se stoppa d’un coup, sous les regards abasourdis des derniers membres du groupe. Tous restèrent là sans bouger, tétanisés et incapable de réagir a la flaque chaude qui se joignait a leurs pieds…

Son regard se tourna vers les hommes restants, qui n’en menaient pas large. Elle s’adressa alors à eux d’une belle voix grave, mais chargée de colère :

 

- Votre comportement envers cette fille désarmée et ce jeune homme courageux était ignoble. Je suis celle que l’on appelle Guerre et je suis venue mettre un terme à votre misérable existence ! 

 

Les malfrats, frappé par la terreur et l’ahurissement, firent ce que tout lâche de leurs espèces feraient dans ces cas-là : ils tentèrent de fuir. Mais pendant qu’ils se carapataient, la femme continua son monologue : 

 

- J’aurais pu être magnanime face aux couards que vous êtes. Mais je sais que la bêtise et la bassesse dont vous faites preuve referont surface à la première occasion. Je ne peut donc pas vous laisser fuir et recommencer vos méfaits sur d’autres personnes innocentes…

 

D’un mouvement de la main, la configuration de son katana changea pour prendre une forme plus élancée, comme si d’un coup elle était composée de parties mobiles articulées et souples. Dans un geste vif comme l’éclair, le fil de l’arme fit tourbillonner l’air dans l’entrepôt et la lame rattrapa chacun des membres du gang où qu’il soit pour lui porter le coup de grâce, en traversant son crâne d’arrière en avant.

D’un geste, elle décima le petit groupe sans qu’aucun n’ait eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait.

Chris avait assisté à toute la scène dans un état second, incapable de bouger d’un centimètre. La guerrière s’approcha alors de lui et lui parla de sa belle voix grave, mais apaisée :

 

- Ton courage est ton altruisme sont exemplaires Christophe. Grâce à toi, cette jeune femme à échappée à l’enfer et ces malfrats ne feront plus de mal à personne. 

- Vous… Vous êtes vraiment la déesse de la guerre ?

- En douterai-tu ? Demanda-t-elle avec amusement.

- Eh bien, j’avoue que je ne pensais pas que vous étiez… Enfin… Réelle ? Voilà. Vous comprenez, c’est difficile à croire que…

- Sois rassuré. Tu as bien fait de demander mon aide. N’oublie pas ce qui vient de se passer et garde ton courage et ton sens de l’honneur. Ils te mèneront loin si tu ne dévies pas de ce chemin... 

 

La cavalière se tourna vers la jeune femme cachée derrière des débris et lui tendis la main… Après une courte hésitation, elle l’accepta et Guerre l’aida à se relever. 

 

- Je comprend ta peur, il est important de l’accepter comme telle, mais tu ne peut pas la laisser diriger ton esprit. Fais la tienne, laisse-la alimenter ton courage et ainsi, tu deviendra inébranlable. Et personne n’osera plus se défier de toi. 

 

Un objet apparu au creux de sa main, qu’elle tendit à la jeune femme ; un poignard, marqué d’un sceau étrange. 

- Voici de quoi te protéger la prochaine fois que quelqu’un cherche à te faire du mal.

- Mais… J’ignore comment m’en servir.

- Nul besoin de savoir, il te suffit de la brandir lorsque l’on t’attaquera. Le reste, tu le découvriras par toi-même au moment voulu. Mais tu n’aurais plus jamais de raison d’avoir peur face à un prédateur.

- Je ne sais pas comment vous remercier. Je serais votre éternelle obligée. Si vous me le demandez, je bâtirais en votre nom un temple et...

- Cela est inutile. Je ne cherche ni richesse, ni gloire, seul la justice m’importe. Retourne chez toi, vis ta vie et racontes ce que tu as vécu ici, que l’on te croie ou non. Agis toujours quand tu es témoin d’une situation injuste, ainsi tu portera mes commandements comme un témoin de Céleste le ferait.

 

Sur ces paroles, la guerrière remonta sur son destrier, prononça un mot qu’ils ne comprirent pas et le cheval partit au galop. Quelques secondes plus tard, la cavalière avait disparu.

Chris, encore sous le choc de la rencontre, se tourna vers la jeune fille qui fondit en larme dans ses bras, autant de gratitude que de douleur. Il la laissa pleurer tout son saoul puis, une fois calmée, lui proposa de la raccompagner, au cas-où d’autres bandits traîneraient dans le coin…

 

Car, en vérité, Guerre serait impitoyable envers l’injuste et tendrait la main au faible. Faire preuve de courage en toutes circonstances ; tel serait son premier commandement.

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