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9.0 – Ne pas rester sur le quai... 

9.0 – Ne pas rester sur le quai... 

Publié le 8 août 2022 Mis à jour le 8 août 2022
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9.0 – Ne pas rester sur le quai... 

Celles et ceux qui lisent des romans comme si lire n'était qu'un simple passe temps sans conséquences, ceux-là, je le dis, sont comme des somnambules.
C'est comme s'ils se contentaient de feuilleter des catalogues d'agences de voyages au lieu de voyager.

Je pars d'un constat simple qui est le suivant : plusieurs siècles de littérature et d'exploration de notre planète nous ont accoutumés à accepter l'idée, plus exactement la double métaphore, du monde comme livre et des livres comme mondes.
Or, nous constatons tous facilement que les romans nous proposent des mondes qui sont, à la fois, séparés du monde physique dans lequel nous vivons, mais qui cependant ont chacun leurs propres caractéristiques, notamment leur espace et leur temps propres, c'est-à-dire leurs propres dimensions spatio-temporelles.
En cela ils correspondent à la définition globale des univers parallèles, tels que peuvent les étudier depuis 1957 certains physiciens dans la lignée de Hugh Everett et de sa célèbre théorie des mondes multiples.

Sans être physicien, sans même avoir seulement un esprit scientifique, en simple autodidacte dans la perspective qui est ici la nôtre, je formulerais une hypothèse sur l'existence d'univers parallèles littéraires :

potentiellement tout ce qui a une certaine probabilité d'être peut de fait exister et peut s'exprimer (prendre forme) d'une manière ou d'une autre sur tel ou tel plan de perception ou de conscience.

Je fonde cette hypothèse, issue de mon vécu subjectif de lecteur, sur l'écho que trouve en moi la collision entre la théorie développée par Hugh Everett sur les états relatifs et les mondes multiples, théorie qui postule entre autres qu'un observateur influence et modifie ce qu'il peut percevoir, et, la théorie linguistique exprimée par Edward Sapir et Benjamin Lee Whorf, lesquels à la fin des années 1930 ont formulé l'idée que la façon dont nous percevons le monde dépendrait du langage que nous utilisons pour le décrire.

Depuis les années 1950 et le "tournant linguistique" (linguistic turn) la raison voudrait qu'aucun travail intellectuel ne puisse avoir lieu sans une analyse préalable de son langage conceptuel. Mais cela reste souvent me semble-t-il un vœu pieux.

Or, incontestablement la parole performative donne forme.
Le seul acte de dire : « Je le jure ! » constitue le fait d’avoir affirmé par serment une quelconque vérité.
L’avoir énoncé a suffit à le réaliser. J’ai juré.
La parole est le fiat lux.
« Il était une fois... » et cetera...

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Je suis chercheur indépendant à Paris. Je travaille sur la lecture immersive de fictions, le sentiment de "traversée du miroir" par les lectrices et les lecteurs de romans. Pour que je puisse poursuivre mes travaux votre soutien m'est indispensable.
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