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5.4 – Images de l’au-delà... 

5.4 – Images de l’au-delà... 

Publié le 4 juil. 2022 Mis à jour le 4 juil. 2022
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5.4 – Images de l’au-delà... 

En peinture et en photographie il est possible aussi de représenter des passages entre les mondes.
L’aspect spectaculaire est visuellement plus fort, mais "la chose" ainsi directement représentée, sans le truchement de notre imagination, peut apparaître d’autant moins crédible, ou réalisable pour soi à titre d’expérience.

L'impression la plus forte, et qui au fil des siècles restera éternellement portée jusqu'à nous, vient d'une troublante photographie du Boulevard du Temple à Paris en 1838 par Louis Daguerre.
Seuls un cireur de chaussures et son client apparaissent, les autres personnes ayant toutes disparu du cliché car, allant et venant, leurs temps de pauses n'avaient pas alors été suffisamment longs pour pouvoir être captés par l'appareil photographique de l'époque.
Le boulevard nous apparaît ainsi presque désert alors qu’il était en réalité très animé.
Mais nous ne sommes pas là dans une fiction. Le cireur de chaussures et son client, les femmes les hommes et les enfants disparus étaient tous des êtres vivants, et non des personnages.
Et pourtant… Pourtant ces disparitions ne pourraient-elles pas nous donner à réfléchir sur la densité de notre présence au monde, sur la réalité et ses apparences ?

Pour les photographes, les premières machines à photographier inversaient les images. Avant la photographie numérique les images sur pellicules étaient négatives avant d’être développées. C’est-à-dire que leurs couleurs étaient inversées par rapport au réel qui était photographié.
L’obscur apparaissait clair. Le noir y était blanc.

Quels appareils utilisons-nous aujourd'hui et que nous donnent-ils à voir ?

Que nous donnent à percevoir nos cinq sens physiques et nos facultés cognitives ?
Notre imagination peut-elle nous donner autre chose à voir ?
Dans ce que nous lisons qu’y aurait-il au-delà ou en-deçà de ce qui est écrit ?
En quoi l’histoire des processus d’écriture-lecture pourrait-elle se relier, pour ce qui serait de la fabrique de l’imagerie mentale du lecteur de fictions littéraires, à l’histoire de la photographie ?

Le cinéma fantastique évidemment, comme celui de science-fiction, influence les réponses que nous pourrions apporter à ces questions.
Mais, comme pour la littérature, les cas les plus subtils de métalepses m’apparaissent cependant davantage dans le cinéma d’auteur que dans celui de genre.

Je pense, comme exemple d’une désarmante métalepse cinématographique, désarmante par son apparente simplicité naturelle qui semblerait la rendre accessible dans la réalité au commun des mortels, au célèbre film de Woody Allen de 1985 : La rose pourpre du Caire.
Dans ce film, un personnage d'un autre film, lui aussi titré La rose pourpre du Caire, sort de l'écran de cinéma lors d'une projection pour aller rejoindre une jeune femme assise à regarder le film dans la salle.
Ici une continuité s'est magiquement opérée entre les deux films, comme avec les parcs chez Cortázar.

Dans le film Rêves, du réalisateur japonais Akira Kurosawa, l’épisode intitulée Les Corbeaux nous montre le visiteur d’un musée passer dans le monde des tableaux de Vincent van Gogh, jusqu’à le rejoindre et parler avec lui.
Le film du polonais Lech Majewski, Bruegel, le Moulin et la Croix, donne vie aux personnages d’une toile de 1564 de Pieter Bruegel l'Ancien, Le Portement de Croix.
Les cinéphiles auront certainement d’autres exemples en mémoire.

Merci pour votre lecture. Vous pouvez utiliser le bouton "Commenter" pour me faire part de vos questions et remarques.
Je suis chercheur indépendant à Paris. Je travaille sur la lecture immersive de fictions, le sentiment de "traversée du miroir" par les lectrices et les lecteurs de romans. Pour que je puisse poursuivre mes travaux votre soutien m'est indispensable.
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