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Ponsamaro, introduction du roman

Ponsamaro, introduction du roman

Publié le 24 sept. 2021 Mis à jour le 12 oct. 2021
time 4 min

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Ponsamaro, introduction du roman

Nous sommes nus sous la couette, cette femme à la chevelure blonde ébouriffée est magnifique. Je l’aime. Quoi qu’en disent les copains ou les parents, notre différence d’âge est une force, les filles de l’université sont immatures. Debout ! Je m’asperge le visage. Le reflet dans la glace est celui d’un vieil homme, plutôt bien conservé. Mon corps, lui, est tout beau, tout frais. Chaleur dans ma poitrine. Je sais que j’ai un destin, de grandes choses à réaliser…

Ma chérie, tu mérites un petit déjeuner au lit, préparé par le jeune amant que je suis.

L’envie d’écrire est forte, j’entends une petite voix me susurrant à l’oreille de prendre la plume. D’où vient-elle ? J’ai du mal à identifier sa provenance : de l’intérieur ? D’ailleurs ? L'écho fait vibrer mes oreilles, j’ai des histoires plein la tête… Ma partenaire préfère que je travaille sur ma pièce de théâtre. La représentation qui vient est importante, du beau monde me jugera, une opportunité en or d'impressionner ses amis, un tremplin pour ma carrière si je suis à la hauteur. J’admire son pragmatisme de metteur en scène. L’écriture attendra, non sans une pointe de regret. Nécessité fait loi…

Mes talents indéniables de comédien l’ont séduit : charmeur, entraînant, flatteur, fourbe, amical, colérique, et tant d’autres postures qui forment les nombreuses cordes de mon arc.

L’heure a sonné, les cours approchent… Je prends un dernier baiser, plein de tendresse.

Passé le palier du petit appartement, la porte claque. Je suis dans le couloir, toujours nu comme un ver, quel étourdi, je me retourne, puis rebrousse chemin, je pousse la porte. Un halo de lumière m’empêche de voir ce qu’il se passe à l’intérieur, je pénètre dans le tunnel blanc qui s’offre à moi…

Blanc, nuances de gris, noir… c’est un labyrinthe ! De hautes haies, impeccablement taillées, m’évoquent des jardins à la française, spécialités de nos châteaux. Des angelots, des diablotins flottent dans les airs, ils ne me prêtent aucune attention, arborant des visages plus ou moins joyeux. Errance... Je tourne en rond, depuis combien de temps ? Des minutes ? Des heures ? Des jours ? Des années ? 

Ma peau est plus mûre au touché, je projette sur mes quatre ombres la silhouette d’un bel homme, dynamique, plein de confiance.

Mes poignets sont entravés par des menottes. Je suis prisonnier. Je me suis probablement mal conduit.

Tiens voilà le geôlier, ou plutôt la geôlière, c’est une femme d’une beauté grisâtre. Elle a les cheveux noirs attachés, déposés sur son épaule gauche, couvrant une partie de sa poitrine, enveloppée dans un drap clair. Elle tient dans ses mains un trousseau de clés qu’elle agite, m’invitant à la suivre. Naïvement, je fais quelques pas vers elle.

Disparue ! Volatilisée, tel un ectoplasme se moquant de moi. Je dois poursuivre le chemin, cela tombe bien, un escalier descend en colimaçon, se terminant par un toboggan. Astucieux.

Il fait chaud ici, je constate que j’ai la peau sèche, je dois être déshydraté, c’est normal à mon âge, les rides sur mes mains témoignent du long parcours de ma vie. Les couleurs sont revenues, le paysage est pourtant fade, un désert de souches brûlées et de cendres, qui parsèment un sol dévasté.

Désolation…

Heureusement, une caravane se présente à moi, comme à l’époque des marchands itinérants dans le désert nord-africain, une pancarte indique pourtant « Sudamerica ». De l’eau s’il vous plaît…

Personne, il s'agit d'un mirage, c’est bien ma veine. Sur le côté, des cris bestiaux retentissent, ce sont des barrissements d’éléphants. Des femmes et des hommes les chevauchent, qu’importe leur mode de transport, tant qu’ils peuvent me venir en aide. Un mastodonte est planté devant moi, il se cabre tel un destrier. Même pas peur, en apparence du moins, je montre qu’il en faut plus pour m’impressionner. Un jeune homme en profite pour descendre de la nacelle, il effectue une magnifique roulade, sans lever la moindre poussière, avant de se dresser face à moi.

Je connais ce visage typé indien, cette silhouette fine et musclée, qui est-ce ? Mais oui, c’est lui...

Rahul !

Je suis heureux de le voir, pas certain que ce soit son cas. Il dégaine une dague brillante. Pris de panique, je me fige, il m'est impossible de prononcer un mot.

Il me susurre à l'oreille : "Je t'aime".

D’un coup net et précis, mon cœur est transpercé...

Mot de l'auteur

C'est un plaisir de dévoiler la mystérieuse introduction du roman "Ponsamaro". J'espère qu'elle piquera ta curiosité et qu'elle te donnera envie de lire la suite.

L'aventure vers la publication du roman ne fait que commencer. Ensemble, nous donnerons corps à ce récit du futur pour nous mettre en mouvement au présent.

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Adrien Tardif.

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