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La Dame qui rendait les Peluches heureuses

La Dame qui rendait les Peluches heureuses

Publié le 18 mai 2020 Mis à jour le 22 déc. 2020
time 2 min

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La Dame qui rendait les Peluches heureuses

Dans la vie il y a des gens extrêmement utiles.
Ils savent construire, réparer, inventer, décortiquer, enseigner etc …

Eh Bien Annabelle ne faisait pas partie de ces gens-là.

Ses dix doigts évoquaient des îlots inexplorés.
Consoler ses proches équivalait à un sport de haut niveau 
et elle n’était même pas drôle.

Mais elle avait un don
                                       ELLE « COMPRENAIT » LES PELUCHES

Vêtue sombrement avec foulard-camouflage, elle inspectait chaque rayon dans les magasins de jouets à la recherche du poilu délaissé avec un oeil en moins ou une oreille fendue - pour l’emporter fièrement une fois déniché, jusqu'à la caisse.

La semaine dernière, elle avait sauvé un dragon violet dont les yeux l'imploraient derrière un plant d’homologues sans accrocs.
Elle avait immédiatement remarqué la cicatrice près du ventre : l'étiquette avait été violemment arrachée et le trou par lequel s'échappait un début de mousse risquait de vider entièrement la peluche. Elle avait posé sa main sur la blessure, avait couru chez elle pour rescotcher tant bien que mal la plaie.
Elle avait failli oublier de payer la caution !

Elle ne comptait d'ailleurs plus ses trouvailles ; elle accumulait autant de nounours, hibou, panthère, lapin, cochon, panda, chien, chat, marsupilami, orignal et autres douceurs qu'une machine à coudre aurait pu confectionner.
Parfois Annabelle récupérait les "abandonnés" parmi les enfants de ses amis, vieux compagnons dont ils ne voulaient plus.
A réunir autour d'elle toutes ces esseulées, elle se sentait mère - un peu - les regardant avec l'attendrissement du premier achat ; à la fin de la journée, elle n’était que désir de les retrouver et profiter de leur tendresse.

Car elles lui rendaient la sienne !

Ce qui lui fut prouvé le soir même du matin bien après que le réveil ait sonné - trop tôt - l’An-ni-ver-saire d’Annabelle.

Elle reçut bien quelques cartes de la famille ou des coups de fil de ceux qu’elle n’avait pas encore classifiés
mais ne souhaitait fêter l'évènement
■ ni avec la première
■ ni avec les derniers.

Aussi quand elle ouvrit la porte après sa journée de travail, ne s’attendait-elle pas à ce qu'elle vit.

Des banderolles de couleur traversaient le studio au centre duquel la table et le bar servaient de dessertes : couverts, coupes de champagne et serviettes en forme de champignons y tenaient comme du miracle.
Enfin au milieu de chips et de biscuits étaient entassées ses pe-luches.

La musique démarra alors qu'Annabelle passait le seuil.

Ce fut le plus beau LUNDI de SA VIE !

 

Photo montage Chantal Perrin Verdier

Photo Montage de Chantal Perrin Verdier

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