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Humour et poésie - I

Humour et poésie - I

Publié le 21 mai 2021 Mis à jour le 21 mai 2021
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Humour et poésie - I

En réponse à l'"Ode à un Maître" (1)

Le Maître à son disciple.

 

Je relis tes dix vers avec attention.

Quel est donc ce discours qui m’arrache un sourire ?

Est-ce un peu d’ironie ou d’admiration ?

Sous une ode parfois se cache une satire…

 

Il est vrai que souvent je travaille au logis ;

C’est un de ces fardeaux que l’on porte en trophée.

Mais ne vous trompez pas : c’est pour vous que j’agis.

Je veux être un bon fils, mais non la bonne fée !

 

Satire au flanc (2)

 

 

Ma gravité de corps a déplacé son centre (3) !

Obèse tous les jours dans la salle de bains (4),

Il faut bien l’avouer : je suis dense du ventre,

Victime du fléau des grands pays urbains.

 

Inexorablement je jeûne et me surveille.

Chaque gramme en moins m’est un succès triomphal !

Mais quand tombe le soir, l’estomac me réveille

Pour trouver le repos dans les bras de Morfal…

 

 

Notes

(1) Fraîchement auréolé d’une Maîtrise de Lettres modernes (d’où le mot « Maître »), je réponds à mon papa qui, sous la forme d’un poème, me félicitait de mon empressement à participer aux tâches ménagères de la maison familiale.

 

(2) Ce titre, à travers le jeu de mot qu’il recèle, m’a semblé opportun. Il faut prendre toutefois les termes « satire » et « flanc » dans leur sens premier : ces quatrains se veulent une satire sur mon flanc et la partie du corps qui se trouve tout autour, là où se concentre visiblement l’obésité.

La satire n’est pas une forme fixe mais plutôt un poème appartenant à un genre littéraire : le genre satirique. Il s’agit d’une pièce de vers plus ou moins longue où la critique est toujours présente. Cette critique est d’ordre moral, religieux, politique, artistique ou personnel. Il n’y a pas de consignes précises sur la forme de la satire. Toutefois, sous son apparence la plus courante, comme aux XVIe et XVIIe siècles, elle est écrite en dodécasyllabes à rimes plates.

 

(3) Le sens de ce vers peut paraître confus. En fait je voulais préciser que, à cause de l’obésité, le centre de gravité s’est déplacé.

 

(4) J’ai écrit ce vers en pensant au fameux sketch de Francis Blanche et Pierre Dac, « Le Sâr Rabindranath Duval », bien qu’il n’y ait pas de référence directe. À la question : « Monsieur pèse combien ? », la réponse spontanée du grand voyant m’avait bien fait rire : « Environ deux fois par mois… »

 

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