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Hommages à mon village

Hommages à mon village

Publié le 8 juin 2021 Mis à jour le 8 juin 2021
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Hommages à mon village

 

Mon village d'enfance


Sonnet italien

 

C’est un village pur, perdu dans son vallon,

Quelques toits de fortune au sein de la Bourgogne.

On les voit embrasser la Saône sans vergogne

En couvrant le refrain que gémit l’aquilon (*).

 

Mon cœur s’enivre encor des senteurs de houblon

Que nos voisins cueillaient dans leur noble besogne ;

On admirait parfois le vol d’une cigogne,

Ou les accents plaintifs d’un lointain violon.

 

Mais j’ai dû la quitter, ma bourgade natale !

Elle qui m’a nourri de sa force vitale,

Et vit croître en secret mes premières amours

 

Sur les bancs de l’école aujourd’hui disparue.

Plus que des souvenirs, j’ai gardé pour toujours

Une part de moi-même errant à chaque rue.

 

 

 

Ballade à mon village

 

C’est un petit bourg franc-comtois

Traversé par une rivière ;

On y parlait souvent patois

Ou quelque langue printanière.

Il garde encor sa grâce entière

Sous son horizon vallonné :

Le charme n’a pas de frontière

Dans le village où je suis né !

 

Je me souviens comme autrefois

On s’ébattait dans la clairière,

Entre les fleurs et les gravois…

Cette bourgade singulière

Est ma mémoire et ma bannière,

Car mon cœur est enraciné

Aux nobles murs d’une chaumière,

Dans le village où je suis né.

 

Qu’il faisait bon voir les chamois,

Et la nature nourricière

Enfin renaître après six mois !

J’ai toujours, comme une lumière,

Cette espérance familière

Où je retourne fortuné,

Mes souvenirs en bandoulière,

Dans le village où je suis né…

 

ENVOI

Morphée, ô ferme ma paupière !

Puis, à ton rêve abandonné,

Porte mon âme prisonnière

Dans le village où je suis né !

 

(*) Si ! Le verbe « gémir » peut être employé sous sa forme transitive ! Les plus grands auteurs l’ont fait avant moi : Voltaire, Fénelon, Racine… Encore un archaïsme, me direz-vous. Oui, j'en raffole !

 

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