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Acrostiches amoureux

Acrostiches amoureux

Publié le 2 juin 2021 Mis à jour le 8 juin 2021
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Acrostiches amoureux

Acrostiche I

 

N on, je n’ai pas admis la fin de notre histoire !

A près sept ans passés à cacher ma langueur,

T on souvenir confus hante toujours mon cœur,

H abituel secret au fond de ma mémoire.

 

A ujourd’hui j’abandonne à cet amour chétif

L e sourire perdu qui rôde dans mon âme :

I l faut tenter de vivre (1)… Et puisse une autre femme

E ffacer à jamais ton regard fugitif !

 

 

Acrostiche II

« L’amour et l’amitié s’excluent l’un l’autre », Jean de La Bruyère, Caractères.

 

M algré l’indépendance où le destin me plonge,

A ujourd’hui le remords m’afflige honteusement :

R ien ne pourra chasser le chagrin qui me ronge !

I l a fallu choisir, ô douloureux tourment,

E ntre l’aveu coupable et le cruel mensonge ! (2)

 

L as ! J’aurais tant voulu consacrer ma vigueur

À toi, qui fus mon âme et mon inspiratrice… (3)

U ne larme écrasée au chevet de mon cœur

R éveillera sans fin la fière cicatrice

E ngendrée en ce jour où j’ai tu ma langueur.

 

 

Acrostiche III

À mon épouse, que je chéris.

 

T   on départ douloureux m’afflige avec effroi :

A   vec ces jours bénis de douce connivence,

T   out un monde d’amour grandissait en silence.

 I   l me faut aujourd’hui garder toujours la foi,

A   ttendre posément que tu puisses me suivre.

N   on, mon ange adoré ! Qu’il est cruel de vivre

A   ussi près du bonheur mais aussi loin de toi !

 

 

Notes

(1) Hommage non dissimulé au « Cimetière marin » de Paul Valéry, dans Charmes, vers 139 : « Le vent se lève !... Il faut tenter de vivre ! »

(2) Le poète amoureux ne supportait plus de cacher sa langueur à la femme aimée. Il a donc dû choisir entre lui avouer son amour (« l’aveu coupable »), ou le taire à jamais (« le cruel mensonge »).

(3) Petit clin d’œil à l’amour ronsardien, héritage à la fois du lointain amour courtois et du désespoir amoureux pétrarquiste. Chez Ronsard comme chez ses prédécesseurs, la femme aimée transcende souvent son humaine condition pour devenir, aux yeux du poète, sinon quelque déité inatteignable, du moins sa Muse inspiratrice.

 

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