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Je n'ai jamais cessé de t'oublier

Je n'ai jamais cessé de t'oublier

Published Nov 2, 2020 Updated Nov 2, 2020
time 2 min

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Je n'ai jamais cessé de t'oublier

Un tel venin palpitait entre ces mots qu'il ne fut pas certain d'avoir correctement entendu.

- Ce n'est pas ce qu'il faut dire, répliqua Herbert reculant devant la femme qu'il avait voulu tenir contre lui.
- Et alors ? J'en ai rien à foutre ...

Sa guerrière, qui à l’instant finissait de se pomponner devant une glace - était de retour.

- Ludivine tu ne peux pas épouser ce type !
- Par ce type, tu veux dire : ton meilleur ami ?

Il crispa les doigts autour de son poignet, à peine.

- T’as tell'ment raison - enchaîna-t-elle - ses attentions et sa loyauté sont suspectes - limite écœurantes.
Et de dégager sa main en lui tapotant gentiment le bras.

- Crois-moi je comprends ; pour un mec comme toi.

Elle eut la mimique de celle qui le résume à un abruti doublé d’un égocentrique.

- Il ne te rendra pas heureuse.
- Pourquoi ?

Elle prit une expression outrageusement affligée.

- Ne me dis pas que tu visais le trophée dans cette catégorie ?

Il ne put s'empêcher de sourire :
- Je ne te laisserais pas l'épouser.

Elle le regarda à travers le miroir, vaguement curieuse.
- Vraiment ?
- Vraiment.
- Ce que j'ai toujours préféré chez toi, c'est ton sens de la répartie.
- Arrête !
- Quoi donc ? La cérémonie ? Notre illusion de dialogue ? Le chocolat après 21h00 ?

Elle arrondit les yeux comme prise d'une idée mémorable.

- Ouiiii, c’est ça ! Tu es comme un aliment calorifique qui se met là où il ne faut pas !

Elle mit son serre-tête à fleurs, l'ajusta sur son reflet puis décidée à quitter la salle attenante à la chapelle, fit signe à son interlocuteur de s’écarter.

- Ne me dis pas qu'il s'agit d'une vengeance ? Risqua-t-il à nouveau

- Bébert - (il grimaça) - jubiler en utilisant l'affection d'un tiers pour s'assurer la souffrance de sa proie, c'est la description de TON comportement, pas du mien.
- Ludi Chérie, je ne peux pas permettre ce mariage.
- Le permettre, certes. L'empêcher est une autre affaire.

Elle leva une épaule nue pour s'emparer de son bouquet sur l'étagère tout en manipulant adroitement ses jupons jusqu'à la porte, qui s'ouvrit sur le
futur marié
Qui s’exclama :

- Herbert tu es venu ? Je suis si heureux !

Ludivine décocha à Herbert une œillade qui le rendit à sa propre misère genre «Vois comme ton ami te reste attaché malgré tes turpitudes».

- Je ne vais pas ... rester.

Son ami afficha la déception du chien empêché de faire la fête à son maître.

- Je t'aime, lança Herbert à Ludivine alors qu'au bras de son prétendant elle allait quitter les lieux.

- Moi aussi je t'aime, rétorqua immédiatement Olivier avec ardeur, qui de dos n'avait pas vu que la déclaration ne s’adressait pas à lui.

Ahurie, la mariée fixait Olivier qui manifestement empli d'un soulagement béat (peu pertinent) demeurait braqué sur Herbert lui-même entièrement centré sur Ludivine :
- J’ai essayé de te prévenir, souffla Herbert

Dessin aux feutres par Chantal Perrin VerdierLa jeune femme  les scruta à tour de rôle.
Elle n'aurait jamais assez d'un seul bouquet
pour les tuer tous les deux.

 

 

Photo de couverture et illustration dans le texte : Chantal Perrin Verdier

 

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